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Santé, bien-être et handicap

ULLO : Un dispositif ludique de thérapie comportementale

ULLO crée une machine ludique pour la thérapie comportementale

ULLO : Stimuler et soulager en comprenant nos sens

ULLO a conçu un nouveau dispositif innovant, destiné à améliorer réellement les bienfaits de la thérapie suivie pour des troubles cognitifs, quels qu’ils soient. L’entreprise a inventé une machine basée sur le concept de biofeedback sensoriel ambiant, à partir de sable et de jeux de lumières. Entretien avec l’un de ses fondateurs, Rémy Ramadour, autour de ce projet souhaitant bouleverser les approches de la thérapie comportementale.

Parlez-nous de vous.
Je suis plutôt issu du milieu de la robotique, des mathématiques. Ingénieur, d’une manière générale. Il y a un fondateur qui est absent ici, Jérémy Frey, issu également du milieu de la recherche, des sciences positives et de l’informatique physiologique. C’est directement des choses sur lesquelles il a travaillé pendant sa thèse qui sont en application ici, dans les produits phares de l’entreprise…

Parlez-nous des produits ULLO justement. Qu’est-ce qu’ULLO ?
ULLO est une entreprise dont la mission principale est de proposer des outils pour permettre aux thérapeutes d’améliorer leur travail. Dans ce sens, deux axes se dessinent : soit on propose de meilleurs outils pour travailler, soit on va du côté du patient pour mieux le préparer, pour qu’il soit plus impliqué, plus présent et plus disponible dans sa thérapie.

C’est l’objectif de ULLO. Notre projet veut améliorer la disponibilité cognitive de la personne. On veut donc se positionner en amont des ateliers, des interactions et des évaluations pour réduire l’impact de l’anxiété et des pensées parasites qui viennent affecter la qualité de la thérapie.

Nos parcours variés nous ont permis de faire une synthèse de l’état de l’art dans de nombreux domaines du développement personnel et de pouvoir aller piocher ce qui peut permettre l’amélioration de la disponibilité cognitive et l’implication des personnes dans leurs soins.

Le point de départ de ULLO, c’est donc de rendre disponible cognitivement les patients ?
Au début, le projet suivait plusieurs séquences. À l’origine, on cherchait à travailler sur la stimulation et l’évaluation des capacités cognitives des personnes. Comment mieux les comprendre, mieux les stimuler au quotidien, sans que cela exige énormément de ressources ou de temps, afin de les améliorer. D’où ce côté technologique, peut-être. Voilà l’idée de base.

Mon associé et son équipe travaillaient, à l’époque, sur des outils pour faciliter l’accès à la méditation pleine-conscience, et c’est par-là qu’a émergé la disponibilité cognitive comme concept principal. C’est ainsi qu’est née Inner Garden, une machine basée sur le concept de biofeedback sensoriel ambiant, à partir de sable et de jeux de lumières.

On avait aussi le projet parallèle de travailler sur le vieillissement, les démences, Alzheimer, etc.

À quels publics s’adresse donc ULLO ? Principalement aux personnes âgées ?
Initialement, Inner Garden était destiné aux E.H.P.A.D. [Établissements Hospitaliers pour Personnes Âgées Dépendantes] afin de garantir une meilleure évaluation et fournir un accompagnement le plus personnalisé et optimal possible. Par la suite, on a eu l’opportunité de travailler avec un public d’enfants autistes, avec des troubles du développement. On a donc cherché à optimiser Inner Garden pour le proposer aux I.M.E. [Instituts Médico-Éducatifs] et aux S.E.S.S.A.D [Services d’Éducation Spécialisée et de Soins À Domicile].

Revenons sur la disponibilité cognitive. Quelles sont les actions d’ULLO pour cet objectif ?
Il y en a deux, en fait. Chacun des dispositifs que l’on développe fonctionne selon deux axes.

On va d’abord travailler sur la stimulation cérébrale, principalement sensorielle, avec des outils à manipuler, des lumières et des sons. Une approche multisensorielle que l’on retrouve ailleurs, dans le Snoezelen, par exemple.

En parallèle, on cherche aussi à créer une dimension apaisante en travaillant sur les rythmes, leurs variations, dans un environnement immersif, destiné à limiter les ruminations.

Avec ULLO, on a toujours cet équilibre entre stimuler et soulager. L’objectif reste d’améliorer la disponibilité de la personne. Par son engagement, avant tout, mais aussi parce qu’on a réduit les pensées parasites et ruminantes.

Quel avenir envisagez-vous pour ULLO ?
Là encore, deux perspectives. Si on prend notre produit phare, Inner Garden (voir photo), basé sur notre concept du biofeedback sensoriel ambiant, nous voulons adapter son ergonomie pour toucher un public le plus large possible, tout en déclinant le concept sous d’autres formes afin d’explorer des modalités collaboratives.

Aussi, le concept se basant sur la collecte de données physiologiques pour fonctionner, nous réfléchissons sur des exploitations possibles pour garantir le meilleur accompagnement possible. Une phase data peut donc s’anticiper, afin de recueillir plus de données physiologiques et ainsi personnaliser encore plus le dispositif.

Pour plus d’infos : http://ullo-world.fr/

V.

En photo : La machine inventée par ULLO.

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