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Sports, loisirs et handicap

Traversée de l’océan Indien à la rame : une femme paraplégique dans l’équipage de l’Aud Eamus

«They did it ! » Ils l’ont fait ! Angela Madsen, 49 ans (USA), Helen Taylor, 22 ans (UK), Bernard Fisset, 46 ans (Belgique), Doug Tuminello, 43 ans (USA), Brian Flick, 23 ans (USA), Paul Cannon, 44 ans (UK), Simon Chalk, 36 ans (UK), et Ian Couch, 39 ans (UK). Les huit rameurs d’Aud Eamus, ont franchi jeudi (25 juin) à 19h19, heure de Maurice, la ligne d’arrivée de la traversée de l’océan Indien à la rame située sur la longitude Anse-la-Raie-Coin-de-Mire (Ndlr : longitude 57º37 » E). Ils avaient pris le départ le 28 avril de Geraldton et établissent donc le record de l’épreuve en un peu moins de deux mois.

Aud Eamus participait à cette traversée hors-concours et la victoire reviendra à Bexill Trust Challenger, dont l’équipage est composé des Anglais Phil McCorry (24 ans), Nick McCorry (25 ans), Matt Hellier (20 ans) et Ian Allen (25 ans), et qui est attendu à Maurice demain.

 

16h48. Un bateau du Grand-Baie Yacht Club, base d’opération de Woodvale-Challenge, organisatrice de l’épreuve, durant la deuxième partie de la course, part à la rencontre des rameurs d’Aud Eamus parmi lesquels figure Angela Madsen, paraplégique, qui a déjà effectué la traversée de l’Atlantique à la rame en compagnie d’un unijambiste français.

 

18h02. Le Coin-de-Mire monte la garde à gauche. Anse-la-Raie se devine à droite sur la côte. Une lumière au loin indique la présence enfin des forçats de la mer. 18 h 12, la jonction est proche. Huit minutes plus tard, les deux équipages sont à portée d’yeux et de voix. Les rameurs d’Aud Eamus sont heureux de cet accueil et le font savoir par moult sifflets.

 

Ils ne sont toutefois pas au bout de leur peine. Ils ne franchiront la ligne d’arrivée qu’à 19h19. Un exploit qu’ils saluent à leur façon avec des feux d’artifice et des fusées éclairantes. Le bateau du Grand-Baie Yacht Club ouvre la voie sur une mer plus calme au retour vers la terre ferme.

 

A 21h20, la jetée n’est plus qu’à quelques mètres. Le public présent acclame les héros. Les rameurs allument d’autres fusées éclairantes alors que sur la plage des feux d’artifice locaux accueillent ces six hommes et ces deux femmes qui auront avalé 3 132 milles nautiques (Ndlr : 1 mille nautique = 60e partie d’un degré de latitude, soit 1 852 m), soit 5 800,464 km, à la seule force des bras à bord d’un petit bateau d’une dizaine de mètres de long et portant le numéro 88.

21h25. Les rameurs vont retoucher la terre ferme à nouveau après pratiquement deux mois. Ils titubent et refont connaissance avec la station debout et la marche du bipède. Douglas Tumminello confie : « Cette traversée m’a paru interminable, ce fut long, très long. C’est le plus grand défi que j’ai relevé jusqu’ici après l’Everest que j’ai vaincu il y a trois ans. Je suis un alpiniste, je découvre l’océan. Je voulais savoir ce qu’est la rame. Je vais préparer maintenant une expédition dans l’Antarctique dans deux à trois ans. »

 

Bernard Fisset, le seul francophone de l’équipe, était heureux d’être arrivé à destination. « Nous sommes là, c’est bien, c’est déjà pas mal. C’était une bonne équipe, les rameurs se sont bien comportés. La coque était très bien, elle était bien pour six, un petit peu juste pour huit. Nous avons connu des soucis avec les appareillages, nous avons perdu le pilote automatique et nous avons dû faire un timonier avec un morceau de pelle », raconte-t-il.

 

Avec pour résultat que l’organisation mise en place au début a dû être repensée puisqu’il fallait un de plus pour tenir la barre au lieu de quatre rameurs selon le cycle d’effort idéal. (source Express Mauritius)

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