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Témoignages sur le Festival International du Film sur les Handicaps

JEAN-MARC MAILLET-CONTOZ MAXIME POTHERAT ET SANDRINE CHAIX

Le Festival International du Film sur les Handicaps (FIFH) s’est terminé, il y a quelques jours, par une très belle cérémonie des Trophées organisée à l’Institut Lumière de Lyon. Ceci grâce à l’appui de la fondation Orange et des partenaires tels que la Région Auvergne Rhône-Alpes, France Télévisions et la Ville de Lyon, la Masfip, la SACD, Handirect et bien d’autres. Au-delà des lauréats que vous pouvez découvrir dans un autre article du site, nous avons donné la parole à Sandrine Chaix, déléguée régionale aux personnes handicapées et conseillère du président Wauquiez sur les questions du handicap à la Région Auvergne Rhône-Alpes. La Région est devenue l’un des principaux partenaires du festival, Sandrine Chaix nous explique ce choix.   
En photo : Jean-Marc Maillet-Contoz (directeur de Handirect) Maxime Potherat (auteur réalisateur) et Sandrine Chaix, Région Auvergne Rhône-Alpes.

Selon-vous, qu’est-ce qu’un festival tel que le FIFH peut apporter aux personnes handicapées et au grand public ? 
En priorité, ce que j’apprécie, c’est que c’est un festival du film et non pas du handicap. Le film est un très bon vecteur de messages positifs sur le handicap. Et c’est aussi un festival des professionnels du cinéma avec une dimension internationale. Cela nous offre une perception différente du handicap, parfois très subtile en fonction des cultures qui sont représentées. La diversité des productions, qu’elles soient en format court-métrage, long-métrage, documentaire, ou film d’animation, permet aussi des approches différentes. Cela offre à une grande diversité de public de s’approprier tous ces regards sur le handicap. C’est encore plus important pour le jeune public qui est très présent grâce au partenariat avec le rectorat. Ces films et documentaires nous amènent, nous aussi, parfois à rire, parfois à pleurer, et à nous interroger sur notre positionnement par rapport au handicap et sur la manière dont perçoit l’accueil de la différence. Autre point positif : tous les publics étaient dans la salle, professionnels du cinéma, de la télévision, parents, enfants, chefs d’entreprise, enseignants, professionnels des médias et bien sûr des personnes en situation de handicap. C’est un moment d’échange où tout le monde se retrouve autour des handicaps. Ces moments qui font ressortir l’esthétique du handicap et nous amènent à sortir du cadre souvent trop technique ou administratif quand il s’agit de handicap. Il est pour moi très important que ce festival s’inscrive dans la continuité pour qu’il puisse à chaque fois agréger de nouveaux professionnels et un nouveau public.

La région Auvergne Rhône-Alpes a été partenaire de la dernière édition. En quoi cette initiative rejoint-elle les autres pans de votre politique handicap ?
C’est totalement complémentaire car l’un des axes dans lesquels la Région s’investit est le changement de regard sur le handicap. Dans la cadre de la politique transversale que l’on conduit, il y a évidement l’accès à la culture. Avec le FIFH c’est la culture qui se met à la disposition du handicap. Je trouvais que c’était intéressant de soutenir un événement que je considère comme culturel, au service de la sensibilisation aux handicaps. C’est un événement atypique qui bénéficie de partenariats forts comme avec France Télévisions et d’autres médias grand public ou spécialisés pour acculturer les gens sur ce que sont les réalités du handicap. C’est déjà la 4e édition, et quand on sait ce que l’organisation d’un tel événement demande comme engagement humain et financier sur la durée, pour agréger chaque partenaire, sur des sujets qui ne sont pas associés au glamour, c’est remarquable. À charge pour nous, collectivement, et aussi bien par le biais des collectivités, que des médias, des entreprises, de l’Education nationale et des associations, chacun dans son rôle de drainer un maximum de spectateurs pour pérenniser ce festival. Je pense par ailleurs qu’il a toute sa place dans des salles traditionnelles de cinéma qui devraient l’intégrer dans leur programmation annuelle pour que ce ne soit pas plus du spécifique.   

Que faudrait-il faire pour que ce festival puisse étendre son message à un très large public dans votre Région ?
Dans la perspective de la prochaine édition, nous pouvons réfléchir à la manière d’associer les lycées de la Région à ce festival. Mais aussi aux étudiants qui s’intéressent à la communication et au cinéma. N’oublions pas que c’est d’abord un festival du film avant d’être un festival des handicaps. Nous allons aussi étudier l’opportunité d’aider ce festival avec l’entité Rhône-Alpes Cinéma.

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