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Rome et la langue des signes

Le congrès sur la place des sourds et malentendants dans l’Eglise, qui s’est déroulé au Vatican au mois de novembre 2009, a permis à celle-ci de « découvrir ou de redécouvrir la profondeur du langage des signes » selon les mots du porte-parole du Saint-Siège.

Dans le dernier numéro d’« Octava Dies », le bulletin hebdomadaire du Centre de Télévision du Vatican, dont il est le directeur, le P. Federico Lombardi consacre son éditorial à la toute récente conférence internationale « Ephata! La personne sourde dans la vie de l’Eglise », organisée par le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, que Benoît XVI a clôturée vendredi dernier, 20 novembre.
« J’ai vu un jeune couple se parler continuellement dans le langage des signes : lui est sourd, elle est son oreille et sa voix pour communiquer avec les autres. Cela demande plus de temps et de patience pour communiquer, mais il ne s’agit pas d’une communication aussi pressée et superficielle comme celle à laquelle nous sommes normalement habitués », estime le père Lombardi, qui est aussi le directeur de la salle de presse du Saint-Siège.

« C’est une communication qui vient de l’intérieur et passe par un extraordinaire engagement d’amour », explique-t-il en commentant les travaux de cette conférence, à laquelle participaient quelque 90 personnes atteintes de surdité et des prêtres engagés « pour que les signes sacramentels dépassent le mur du silence qui emprisonne la personne malentendante ». Même s’il pense que cette rencontre « ne fera pas beaucoup parler d’elle », la curiosité des médias étant plus axée sur d’autres problèmes de la vie de l’Eglise, le responsable de la communication trouve que cette question est importante.
« Nous n’oublierons pas les prières et les chants exprimés avec le mouvement des mains, le discours du pape traduit dans le langage des signes. Les croyants savent qu’au Jugement dernier, le Seigneur qui, ici-bas, a ouvert les oreilles des sourds et délié la langue des muets, les interrogera: « ‘J’étais sourd, m’avez-vous aidé à entendre? J’étais muet, m’avez-vous aidé à parler?’, sont les questions sur lesquelles il vaut la peine de réfléchir », conclut-il.

 

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