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Personnes handicapées en difficulté : Un numéro vert à disposition

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Le secrétariat d’État chargé des personnes handicapées et la CNSA proposent un numéro vert dédié aux personnes handicapées en difficulté et à leurs proches

Depuis le 8 juin 2020, les personnes handicapées en difficulté ainsi que leurs proches aidants peuvent contacter gratuitement ce numéro vert : 0 800 360 360 pour demander de l’aide, un accompagnement ou mettre en route une démarche de soutien.

La mise en place de ce numéro vert avait été annoncée lors de la Conférence nationale du handicap du 11 février 2020. Ainsi, le secrétariat d’État chargé des personnes handicapées a accéléré son déploiement en raison de la crise sanitaire. La CNSA, Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, participe également à sa mise en oeuvre. Elle est membre de l’équipe projet et assure le financement du fonctionnement du dispositif. Elle y consacre 10 millions d’euros, soit environ 100 000 euros par projet. Par ailleurs, elle répartira une enveloppe 150 millions d’euros aux agences régionales de santé, dont 13,9 millions spécifiquement dédiés à la mise en œuvre de solutions dans le cadre des communautés 360.

Une mise en commun des ressources pour trouver des solutions adaptées

Concrètement, les appels sont réceptionnés par une équipe de conseillers en parcours basée dans le département de l’appelant, la « communauté 360 ». Elle est en charge de conseiller et de trouver une solution d’accompagnement aux personnes handicapées en difficulté en mobilisant les expertises du territoire : associations de personnes, établissements et services médico-sociaux, hôpital, professionnels de santé de ville, de l’école, des entreprises, de la mairie, des services publics, des citoyens… Elle met en commun ressources et capacités d’innovation pour proposer des solutions d’accompagnement pour chacun.

À noter qu’une plateforme d’écoutants nationaux est également mise en place depuis le 8 juin. Celle-ci agit comme « filet de sécurité » pour les appels ne pouvant pas être pris en charge par les équipes territoriales. L’objectif est d’assurer en toute circonstance écoute et relais aux appelants.

Le déploiement des communautés et la création du numéro prolongent et complètent la démarche « Réponse accompagnée pour tous ». Cela doit permettre aux professionnels d’organiser l’accompagnement des personnes en se coordonnant de manière plus anticipée. le but est aussi de limiter le recours au dispositif d’orientation permanent et de faciliter l’articulation des acteurs pour répondre aux besoins de solutions complexes.

Pour en savoir plus : https://www.cnsa.fr/

1 COMMENTAIRE

  1. Pas de solution pour nous, je m’en doutais bien un peu… J’ai téléphoné plusieurs fois, j’ai été très bien accueillie, avec compassion même, mais rien n’est prévu dans notre cas et les personnes n’ont rien pu faire.

    Je suis une personne à risque majeur, mon compagnon aussi. Comment faire pour nous protéger, vu que nous sommes les seuls aidants et actuels hébergeurs de notre enfant, alors que celui-ci doit aller et venir chaque jour en bus (1 h le matin, 1 h le soir ; ESAT accueillant 200 personnes) ? Cette situation est lourdement en contradiction avec les propos récemment tenus par le président de la République relatifs aux personnes âgées et fragiles…

    Il y a eu un cluster dans l’établissement de mon enfant la semaine dernière. Il n’a ensuite été fermé que cinq jours pleins…
    Non seulement l’angoisse que nous avons ressentie a été extrêmement profonde, mais j’ai dû perdre des heures à essayer de m’informer, prendre des mesures lourdes pour l’avenir, consulter un médecin et obtenir un arrêt momentanément salvateur (heureusement que mon enfant avait une infection dentaire, avait mal à la gorge et toussait… C’est fou, on croit faire un cauchemar). Il a fallu aussi que je m’emploie à éviter que l’accompagnante de mon enfant se voie financièrement lésée… Il y a là une incohérence entre les propos tenus et les actes. On devrait pouvoir permettre aux jeunes adultes vivant au domicile de personnes à risque (en l’occurrence deux personnes) d’être isolés tout au moins le temps que dureront les divers pseudo-confinements et en période de danger accru (clusters) dans certains établissements, consentir quelques semaines de suspension temporaire de travail, en fonction des cas en présence, ou bien leur permettre d’être isolés dans les ateliers, les réfectoires, les bus (si tant est que l’on puisse être peu ou prou isolé dans un bus, même avec un masque de qualité).
    Quand mon enfant va à l’ESAT, il met un premier masque (chirurgical garanti sans latex, de fabrication française) à 7 h et retire le dernier à 18 h ! Je trouve que c’est déjà énorme et risque d’engendrer des effets secondaires. Si je dois, en outre, lui faire porter des masques à la maison, on court à la catastrophe !
    Que faire ?

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