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Handisport

Paralympiques 2016: Souhad Ghazouani pratique l’haltérophilie #13

Paralympiques 2016 souhad ghazouani

À l’occasion des Jeux Paralympiques 2016 de Rio, nous sommes allés à la rencontre de Souhad Ghazouani, 34 ans.

Elle pratique l’haltérophilie handisport à haut niveau, dans la discipline développé-couché. Elle soulève 150 kg dans la catégorie des moins de 73kg où elle détient le record actuel. Ces Jeux Paralympiques 2016 à Rio sont  les 4e olympiades de Souhad Ghazouani.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre handicap ?

J’ai un Spina-bifida. C’est une infection au niveau de la moelle épinière. Aujourd’hui ça se répare. Après, je ne considère pas que je n’ai pas de chance, au contraire j’ai de la chance d’être handicapée. Et même si j’avais la possibilité de réparer mon handicap, je ne voudrais pas le faire parce que ma vie est très bien comme ça.

Pouvez-vous nous présenter votre parcours sportif ?
À l’âge de 6 ans, j’ai découvert l’haltérophilie grâce à un éducateur dans un centre pour les personnes en situation de handicap. Il m’a fait essayer. J’ai soulevé 30kg (allongée sur le dos) et il m’a dit que voyant ce que je pouvais déjà soulever, j’allais sûrement être une championne olympique plus tard, il disait « olympique ». À cette époque, je pensais que les Jeux Olympiques étaient comme l’émission Intervilles, qu’il y avait des petites activités à faire pour gagner… je voyais aussi les vachettes !

Entre 6 ans et 12 ans, je n’ai plus fait d’haltérophilie. De 12 à 15 ans j’en ai fait un peu, mais mon entourage essayait de me freiner, me disant que ce n’était pas très bon pour ma croissance. Ça ne me plaisait pas trop qu’on m’empêche d’en faire donc je me disputais souvent avec les adultes. Et c’est vers l’âge de 15 ans que j’ai vraiment commencé et que je n’ai plus arrêté d’en faire.

Aujourd’hui je fais les championnats de France, les championnats d’Europe, les championnats du monde et pour la 4e fois les Jeux Paralympiques. J’ai participé aux Jeux d’Athènes en 2004 où j’ai fait médaille d’argent, Pékin en 2008 où j’ai fait médaille de bronze, et Londres en 2012 où j’ai fait médaille d’or. Et là j’essaye de me préparer au mieux pour remporter l’or à Rio.

Les Jeux Paralympiques, qu’est-ce que ça représente pour vous ?
C’est quand même une compétition différente car toutes les disciplines sont réunies. Sinon, c’est une compétition comme les championnats de France, ou même une petite compétition nationale ou régionale. Pour moi toutes les compétitions sont au même niveau, sauf que là il y a tous les pays, toutes les disciplines et je trouve ça bien.

«L’haltérophilie, c’est le sport où j’ai senti que j’avais vraiment ma place »

Quels sont vos objectifs pour cette compétition ?
J’y vais pour la médaille d’or, comme beaucoup d’athlètes je pense. Ce sera réellement mes 4e Jeux Paralympiques seulement lorsque j’aurai ma médaille au cou, c’est l’objectif.

Pourquoi avez-vous choisi l’haltérophilie ?
En fait je n’ai pas vraiment choisi ce sport. On me l’a fait découvrir et ça m’a plu, donc j’ai continué à le faire. J’ai aussi essayé le basket, le tennis de table… l’haltérophilie a été le dernier que j’ai fait et c’est celui qui m’a plu et dans lequel j’ai senti que j’avais vraiment ma place. Ce qui plaît c’est l’adrénaline, ça me procure une sensation de bien-être, un peu comme une drogue j’imagine. C’est de pratiquer ce sport à haut niveau qui me permet de me sentir bien.

Comment vous préparez-vous aux Jeux Paralympiques aujourd’hui ?
Je continue mes entraînements d’haltérophilie développé-couché un jour sur deux. Je fais aussi du renforcement musculaire un jour sur deux. Je fais aussi beaucoup de cardio, en roulant beaucoup dans les rues, avec ma musique aux oreilles, et je fais des accélérations avec mon fauteuil pour faire travailler mon cœur. Je m’entraîne tout simplement à mon rythme, comme d’habitude, mais sans me dire que je vais aller aux Jeux Paralympiques. J’en ai besoin de toute façon et ça me fait du bien de m’entraîner.

Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?
Je remercie la Fédération Handisport et toutes les personnes qui m’ont soutenue depuis le premier jour où j’ai commencé à faire des compétitions internationales et où je suis devenue une athlète de haut niveau. Il y a vraiment des personnes qui m’ont beaucoup aidée. Même quand j’avais des moments difficiles, de doute ou des personnes qui ont essayé de me mettre des bâtons dans les roues, les personnes de la Fédération étaient toujours là pour me soutenir et les athlètes aussi. Et c’est grâce à ces personnes que je continue mon sport aujourd’hui et que j’ai gagné des médailles.

Plus d’infos sur: http://cpsf.france-paralympique.fr/

Mise à jour du lundi 12 septembre 2016: Souhad Ghazouani vient de remporter une médaille d’argent dans sa catégorie! Cliquez ici pour suivre les victoires des athlètes français lors de ces Jeux paralympiques 2016.
En photo: Souhad et son coach Medhi.

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