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L’Unicef aide la Bulgarie à lutter contre l’abandon d’enfants

Une mission de l’Unicef, accompagnée par le psychologue français Boris Cyrulnik, s’est rendue mardi et mercredi en Bulgarie pour soutenir les efforts pour limiter l’abandon d’enfants, une pratique héritée des temps communistes.

Près de 7.000 enfants bulgares, dont de nombreux handicapés, sont laissés aux soins de l’Etat dans ce pays de 7 millions d’habitants. L’Unicef soutient un projet gouvernemental pour “limiter ce phénomène à la source”, c’est-à-dire réduire les abandons de nouveau-nés.

L’organisation onusienne appuie la création de structures de soutien aux familles en difficulté, avec des solutions de garde journalière, notamment pour les enfants handicapés. Pour les enfants abandonnés, le placement en famille d’accueil ou dans une institution de petite taille organisée comme une structure familiale est recommandé. Dans un foyer à Sofia, qui compte 75 enfants de moins de trois ans, l’équipe de l’Unicef a constaté des soins corrects de nutrition et d’hygiène mais a déploré l’absence de rapports affectifs.

“La plus grande agression pour un enfant est l’isolement”, a déclaré Boris Cyrulnik devant un garçon d’un an qui se balançait sur place, selon lui “un signe de carence affective grave”. “Le personnel ne peut pas faire plus que ce qu’il fait dans le cadre de ce type d’institution”, a estimé le chef de la mission Jean-Claude Legrand, conseiller de l’Unicef des pays de l’ex-bloc soviétique.

La Bulgarie a lancé un programme pilote dans la perspective de fermer les 32 foyers abritant près de 2.000 jeunes enfants abandonnés de moins de trois ans, dont 40% sont handicapés. Un premier foyer a été fermé fin 2010 à Teteven (ouest) et huit petits asiles abritant 311 jeunes enfants au total doivent être clos d’ici 2014.

Le foyer de Choumen (nord-est) est passé de 107 enfants à 42, grâce à l’action de l’Unicef et d’ONG bulgares pour former des familles d’accueil. La mission de l’Unicef a également visité un des plus grands ghettos roms de Sofia, Fakulteta, pour encourager les efforts d’une ONG pour la prévention de l’abandon et la préparation auprès d’enfants roms pour leur intégration dans les écoles fréquentées par les autres élèves bulgares.

 

(AFP)

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