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Les premières victimes de transhumanisme

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À travers cet ouvrage critique et documenté, Jean-Marie Le Méné, considéré comme « le principal adversaire de l’eugénisme en France » met le doigt sur un sujet qui reste encore tabou: le transhumanisme et démontre que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce thème est encore tout à fait d’actualité.

«Aujourd’hui, la quasi-totalité d’une population triée sur le critère de son génome imparfait a disparu […]. Depuis vingt ans, je l’ai dit, je l’ai écrit et je l’ai combattu. De guerre lasse, j’étais prêt à entendre ceux qui me conseillaient de déposer les armes. Mais trois faits inattendus et graves, qui m’ont impliqué personnellement, m’incitèrent à reprendre la plume. Ils n’annonçaient rien de bon. Le premier événement remonte à l’été 2014. À l’occasion de la journée mondiale de la trisomie 21, la fondation que je préside avait contribué – avec l’aide du célèbre publicitaire italien Saatchi&Saatchi – à la réalisation d’une vidéo qui a connu un vif succès. Elle présentait de jeunes adultes trisomiques de plusieurs pays et langues qui remerciaient leurs mamans car ils étaient heureux. Tout simplement heureux de vivre.

Le titre de la vidéo était : « Dear future mom, Chère future maman. La vidéo, vue 7 millions de fois, a été la campagne la plus partagée dans le monde pendant 24h. Elle a été primée à Cannes et a reçu plusieurs Lions d’Or au Festival International de la Créativité. Elle a été projetée dans l’enceinte de l’ONU à New-York, saluée, encouragée et retweetée par le Premier Ministre italien Matteo Renzi, elle a fait une pleine page dans le magazine Vanity Fair en Italie, etc. Et puis, sans crier gare, au cœur de l’été 2014, en des termes choisis, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a publié un avis critique sur cette campagne, reprochant aux chaînes de télévision de l’avoir relayée et leur enjoignant de ne plus réitérer. Tout d’un coup, une lumière s’éteignait sur des visages à peine sortis de l’ombre. Après avoir chèrement acquis  leur visibilité au XXe siècle, grâce à la découverte de la cause scientifique de leur handicap qui délivrait les familles d’une culpabilité injuste, les trisomiques étaient brutalement priés de redevenir invisibles, comme ils l’avaient toujours été depuis des millénaires ».

Jean-Marie Le Méné est fondateur et président de la Fondation Jérôme Lejeune, qui accueille en consultation « les rescapés de ce racisme chromosomique » et finance la recherche médicale à leur profit. « Les premières victimes de transhumanisme », Jean-Marie Le Méné, éditions Pierre Guillaume De Roux, 172 pages, 19,50 euros.

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