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Le Collectif des démocrates handicapés présente le projet Wolfgang

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Pour le Collectif, une Nation responsable a le devoir de tout mettre en œuvre pour assurer l’excellence et la pérennisation des moyens et des outils destinés à l’Éducation de ses enfants. Préparer l’avenir est une de ses missions capitales, et nos enfants d’aujourd’hui sont notre société de demain. Parce que l’école n’offre pas à tous les enfants la possibilité d’épanouir pleinement leurs capacités ; parce que c’est dès à présent qu’il faut semer ce qu’on veut récolter plus tard ; parce que pour que les adultes sachent tous vivre ensemble, il faut faire l’expérience de la tolérance dès le plus jeune âge ; parce que ceux qui ont le plus besoin de nous sont ceux qui ont le plus à nous offrir en nous ouvrant à l’humanisme.

 

Inspiré d’expériences étrangères, voici le projet Wolfgang, ainsi nommé afin que nous gardions présent à l’esprit de ne plus jamais ignorer les talents et les capacités de tous nos enfants : ce projet est celui d’une école ordinaire disposant des moyens de l’enseignement spécialisé. (Système éprouvé, épuré des erreurs passées, enrichi des réussites respectives, adapté à la réalité française).

Dans un (ou plus) établissement pilote, avant d’étendre l’expérience à chaque région, département, etc., selon les besoins, l’on disposerait (au sein d’une école primaire pour commencer) et pour chaque niveau, du CP au CM2, d’une classe spécialisée, d’une classe inclusive, d’une classe ordinaire. Afin de développer ce concept, la future formation de tous les enseignants devra comporter une année supplémentaire de spécialisation.

1) Une classe spécialisée avec un orthopédagogue (10 enfants maximum) pour les enfants non en mesure de suivre le programme scolaire classique (inclusion sociétale au sein de l’établissement pour les activités autres que les matières purement scolaires). Étant bien entendu que certaines gravités extrêmes relèvent du secteur de l’institut médicalisé ou de l’hôpital. Actuellement, la réponse éducative scolaire est très insuffisante en France pour la globalité des problèmes.

2) Une classe inclusive. Selon les expériences éprouvées, c’est une classe de 22 à 28 élèves, dont le quart d’élèves à besoins spécifiques, qui étudie avec un instituteur spécialisé et un instituteur « ordinaire ». Le travail s’effectuant en grand groupe, en petit groupe, en individuel, sans avoir, ou peu, de séparation effective entre le groupe en inclusion et le reste de la classe.

Le terme « inclusion » traduit un stade plus abouti dans le processus d’insertion que le terme « intégration ». Ainsi, l’inclusion ne s’arrête pas aux seules acquisitions pédagogiques mais prend également en compte les interactions entre l’enfant et l’institution scolaire dans sa globalité, son insertion sociale et son épanouissement.

Ces 2 types de classes recevant un soutien en orthophonie et psychomotricité selon les besoins avec des intervenants extérieurs exerçant dans l’école, travaillant avec l’équipe éducative sous le sceau d’un secret professionnel partagé, en collaboration avec les parents. Suivi psychologique selon les situations. Selon les besoins : emploi d’éducateurs, de puéricultrices, d’aides-éducateurs, d’aides-puéricultrices. Il y aurait là l’opportunité de proposer une formation sanctionnée par un diplôme aux AVS.

3) Une classe ordinaire. Ainsi, la classe inclusive pourrait aussi servir de « sas » pour un enfant partant du spécialisé et susceptible de rejoindre l’ordinaire (et vice-versa, pour les parents refusant de prime abord une éducation spécialisée, mais où l’enfant s’épanouirait mieux). Des « plus » : les fratries ne seraient ainsi plus séparées (possibilité de dérogation à la carte scolaire). Cela éviterait d’éventuels déménagements aux familles, ou des longs trajets en bus, ou la solution de l’internat…

Les professionnels, de par leur présence et le partage de leur expérience, seraient à même de détecter des troubles chez des enfants en enseignement ordinaire, et d’y remédier. Certains troubles ne sont d’ailleurs que passagers, mais il ne faut pas les laisser s’aggraver avec le temps, faute de réponses.

Moyen de lutte aussi contre l’échec scolaire, le redoublement, par une remédiation plus efficace, contre la violence scolaire, (plus d’encadrement, meilleure discipline), solution à l’absence momentanée des professeurs (notamment pour les classes inclusives, avec deux titulaires par classe)…

Enfin, est abordé ici l’enseignement individualisé, où l’on ne demande plus seulement à l’enfant de s’adapter à l’établissement, mais où la réciproque est effective : l’établissement s’adapte aussi à l’enfant, et là réside une des clés de la réussite de l’école de l’avenir. L’école inclusive n’est plus seulement une école de devoirs, elle est aussi une école de droits.

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