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Laura Schiel : Les sportifs français aux Jeux Paralympiques de Tokyo

Après après avoir décroché le titre aux premiers championnats du monde de para taekwondo, en 2009, Laura Schiel espère maintenant décrocher un titre aux Jeux Paralympiques de Tokyo.

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Laura Schiel : « Le para taekwondo est une discipline très jeune »

Après avoir remporté les premiers championnats du monde de para taekwondo, en 2009, Laura Schiel espère maintenant décrocher un titre à Tokyo, alors que cette discipline sera représentée pour la première fois aux Jeux paralympiques. Rencontre.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai 33 ans, je suis membre de l’équipe de France de para taekwondo. Je suis qualifiée pour les Jeux Paralympiques de Tokyo. Je pratique mon sport au sein du club d’Angerville (91).

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre handicap ?

J’ai une agénésie congénitale au niveau du bras droit. Cela signifie que j’ai une malformation depuis ma naissance, mon bras droit ne s’est pas complètement formé et je n’ai pas de main droite.

Racontez-nous votre parcours sportif : comment avez-vous débuté le sport et quelles ont été les étapes importantes ?

J’ai toujours fait du sport. À partir de 6 ans, j’ai commencé la gym. À 14 ans, j’ai rencontré le taekwondo et depuis, je ne l’ai jamais quitté !

Au début, je n’étais pas du tout partie pour faire du haut niveau. Quand les championnats du monde de para taekwondo ont été créés en 2009, j’ai été contactée par la Fédération pour prendre part à un stage de sélection en vue de participer à cette compétition. Du coup, l’aventure dans le haut niveau a commencé comme ça. J’ai été sélectionnée pour les premiers championnats du monde et je suis revenue avec une médaille d’or. Cela m’a permis de voir que je pouvais participer à des compétitions internationales et que celles-ci m’étaient accessibles. Depuis, je suis toujours sur le circuit.

Qu’est-ce qui vous plaît dans le sport que vous pratiquez ?

Le fait de pouvoir se défouler. Le para taekwondo est pour moi un moyen d’extérioriser la rage que je peux avoir, et ce dans le contexte bien particulier, bien précis, codifié… que permettent les arts martiaux.

Comment s’organisent vos entraînements ?

Je m’entraîne beaucoup avec des partenaires valides au sein de mon club, mais je participe aussi régulièrement à des entraînements où l’équipe paralympique est réunie.

Comment abordez-vous les prochains Jeux Paralympiques ? Quelles sont vos ambitions pour cet événement ?

Je verrai le jour J. Pour le moment, c’est un peu compliqué parce que je reviens de blessure. Je me suis cassé la main gauche et c’était très gênant par rapport à mon handicap.

Mais j’ai confiance en l’entraineur et j’ai confiance en moi donc ça devrait bien se passer !

Ce sera la première fois que le para taekwondo sera représenté aux Jeux paralympiques. Qu’en pensez-vous ?

Je trouve que c’est une bonne chose et en même temps je pense que c’est une évolution logique car le para taekwondo est une discipline assez jeune au niveau des compétitions internationales.

Cela aurait été très bien aussi si ça avait débuté sur les Jeux de Paris, mais Tokyo c’est pas mal non plus !

Quelles sont vos ambitions pour ces Jeux paralympiques ?

L’objectif est de décrocher une médaille. Je suis la première championne du monde en para taekwondo. Si j’arrive à avoir ne serait-ce qu’une médaille, j’aurais fait la boucle !

Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

Au niveau du handisport, je pense qu’il y a beaucoup de choses qui devraient évoluer plus vite. Par exemple, on n’en parle pas assez, ce n’est pas assez médiatisé. Si la médiatisation était meilleure, je pense que d’autres évolutions viendraient, notamment si l’on pouvait suivre plus d’épreuves handisport à la télévision.

Sur un autre aspect, quand on passe à la télévision régulièrement, pour un athlète, cela peut permettre d’obtenir des contrats plus facilement, entre autres pour les sponsors, qui représentent une partie compliquée à gérer pour certains sportifs.

C’est une bataille, mais quand on est bien entouré cela se passe bien. Pour ce qui est des déplacements, au niveau du para taekwondo, nous avons de la chance car c’est la fédération qui les prend en charge, donc nous n’avons pas à nous plaindre.

Pour en savoir plus sur les Jeux Paralympiques et suivre les athlètes français : https://france-paralympique.fr/

En photo : Laura Schiel : « Le para taekwondo est un moyen d’extérioriser dans le contexte bien particulier, bien précis et codifié des arts martiaux ».

 

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