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La peine d’être vécue

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Dans ce roman, Priscille Deborah évoque d’abord sa confrontation avec la maladie incurable de son petit frère. Celui-ci perd la vie à l’âge de neuf ans, et alors qu’elle traverse cet épisode particulièrement difficile, elle décide d’en finir et se jette sous le métro. Contre toute attente, elle est sauvée par miracle et se réveille sur un lit d’hôpital, amputée des deux jambes et d’un bras. Elle raconte ici le long parcours qui l’a menée jusqu’à sa vie d’aujourd’hui, où elle se sent heureuse.

« Mais où est donc Ornicar ? Où est-il passé ce lascar ? Où est-il passé, c’est bizarre ! Éric pose son crayon, pousse son cahier et me regarde l’air amusé et interrogateur, un demi-sourire sur les lèvres, scander les deux dernières phrases. Et moi de faire le pitre, d’en rajouter encore et encore pour le faire rire […]. Quelques temps après, l’école à la maison s’arrête. « Le temps de récupérer un peu, Éric reprendre bientôt, mais en ce moment, il est trop fatigué pour les leçons », m’explique ma mère d’un ton pas très convaincant, les yeux baissés. Et lorsque les hospitalisations se multiplient et durent, à chaque fois un peu plus longtemps, non plus deux jours mais cinq, puis une semaine, je me répète sans faillir que cela est justement fait pour le guérir. Pourquoi passer tellement de temps à se faire soigner si cela ne doit servir à rien ? Il y aura forcément à un moment donné une amélioration, c’est évident ». 

« La peine d’être vécue », Priscille Déborah avec Julia Pavlowitch-Beck, éditions Les Arènes, 283 pages, 17 euros.

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