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Vie à domicile et handicap

Isolement des personnes âgées : Un projet pour y répondre

Un projet pour lutter contre l'isolement des personnes âgées

« Nos aînés » : Un projet pour lutter contre l’isolement des personnes âgées

Je m’appelle Armelle Richard. Je suis sensible à la situation d’isolement des personnes âgées non mobiles et isolées chez elles. C’est pourquoi je travaille à la mise en place d’un projet pour répondre aux besoins de nos aînés en difficulté. C’est suite à de nombreuses enquêtes de terrain, de nombreuses rencontres et un travail sur la viabilité de celui-ci que je suis parvenue à organiser quelque chose de construit et rapide à mettre en place. Je vous présente ici les fondements de mon projet. Celui-ci est désormais prêt à se concrétiser, alors si vous souhaitez participer à cette démarche ou en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter.

Analyse et enquête
On rescence environ 30% de personnes âgées sur les Communautés de communes du Mâconnais Beaujolais et du Pays de Bagé. Dans ces 30%, on compte les moins de 80 ans.
Les places en EHPAD sont manquantes, les prix élevés. L’objectif sociétal est de garder les personnes âgées chez elles. Toutes les villes et villages proposent des activités quasiment similaires (jeux de sociétés ainsi que quelques sorties par an). Pourquoi ne pas étoffer ces propositions et y rajouter des objectifs bien concrets ?

Mon projet, ma proposition pour lutter contre l’isolement des personnes âgées
Mettre en place une animation ciblée, de manière ponctuelle ou régulière, auprès des personnes fragilisées par l’âge (plus de 80 ans), isolées qui auraient besoin de lien social, d’une écoute attentive, tout simplement de contacts humains. Objectif : encourager la personne âgée à conserver des capacités d’autonomie, de motiver pour certains un désir de reconnaissance, de se surpasser, d’aller au-delà de ce qu’on pensait pouvoir faire.

De quoi s’agirait-il concrètement ?
Je souhaite proposer des animations hebdomadaires ou bimensuels dans un espace communal ou chez les personnes elles-mêmes. Cela pourrait aussi être en alternance chez les uns et chez les autres. Recevoir et accueillir des personnes chez soi pour une heure ou deux, c’est se sentir utile, se sentir exister encore et pour les hôtes c’est tout aussi positif. Faire un petit gâteau, offrir une boisson, simplement ouvrir sa porte, c’est faire perdurer du lien social, tout simplement du lien humain. J’ai pu observer à l’Hôtel-Dieu de Mâcon combien les résidents d’une unité étaient contents d’inviter et de cuisiner pour des résidents de la Providence qui eux apportaient le dessert qu’ils avaient confectionné.

Quel serait le déroulement des animations ?
Les activités proposées pour lutter contre l’isolement des personnes âgées pourront être variées selon les participants. Ce qui est important, c’est de passer un moment de communication humaine et de sortir de sa solitude. En lien avec les communes, nous pourrions identifier les personnes isolées, les rencontrer, les écouter, évaluer quels sont leurs centres d’intérêt, de quoi elles aiment parler.
Les rencontres pourraient se faire le matin : 10 > 12H ou l’après-midi : 16 > 18H
On pourrait également voir avec les communes s’il y a un moyen de transport municipal pour ceux qui ne pourraient se déplacer seul.
Des thèmes pourraient également définis : Travail sur mémoire courte et longue ; Être présent au présent ; Stimuler la créativité ; Lecture de textes, débats, actualités ; Transmettre aux nouvelles générations (jardinage, cuisine, bricolage…).

Pourquoi accompagner nos aînés ?
Selon une croyance très largement répandue, notre cerveau n’aurait la capacité de se construire, c’est à dire qu’il serait malléable, uniquement pendant une brève période de notre vie : depuis l’âge embryonnaire jusqu’à la puberté. Par la suite, cette propriété, qualifiée de la plasticité cérébrale, devrait disparaître pour laisser l’apparition d’un organe complexe mais figé, immuable, où plus aucune cellule nerveuse ne pourrait être produite à l’âge adulte. Pire encore, après l’âge de 20 ou 25 ans, nous ne ferions que perdre ces précieuses cellules que sont les neurones. Bref, tout se jouerait de l’enfance jusqu’à la vie adulte. « Si cette croyance s’avère vraie, quelle injustice serait-ce ! »

Avec ses collègues de l’Institut Pasteur, Pierre-Marie Lledo (neuroscientifique) s’est concentré à démontrer que cette croyance était fausse. Ils se sont concertés pour tenter de répondre à la question suivante : quand le sujet cesse-t-il de produire des neurones ?
En fait, les études effectuées au sein de l’Institut montrent que cette plasticité disparaît au contact de 4 facteurs :
– si nous sommes soumis à un stress du monde urbain important (pollution sonore et visuelle),
– si nous consommons de façon chronique des psychotropes,
– si nous cessons de faire des efforts physiques (sédentarité),
– si nous sommes isolés socialement.
Mais aussi lorsque nous cessons de nous émerveiller.

Armelle Richard

Le profil d’Armelle Richard
Actuellement en reconversion professionnelle après un accident sur la voie publique, je travaille comme animatrice auprès de personnes âgées. Voici mon parcours professionnel depuis mars 2017.
• Animation à la maison de retraite des St Anges à Mâcon depuis février 2017 – Animation socioculturelle centrée sur la mémoire à travers d’exercices stimulants.
• Stage en animation à l’Ehpad de l’Hôtel Dieu à Mâcon en novembre 2016
• Stage en animation à l’Ehpad de l’Hôpital de Cluny en janvier 2017
• Temps d’Activités Périscolaire – Atelier de modelage – Mars à juillet 2017.
Pour me contacter au sujet de mon projet « Nos aînés » ou de mes prestations d’animatrice : ameri1057@lilo.org

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