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Culture et handicap

Hommage aux victimes handicapées de la 2e Guerre Mondiale

Hommage aux victimes handicapées de la Seconde guerre Mondiale

Le samedi 10 décembre au Trocadéro, à Paris, le Président de la République a rendu hommage aux victimes handicapées ou malades de la Seconde Guerre Mondiale.

Un vibrant hommage aux 300 000 victimes civiles de la seconde guerre mondiale, dont 45 000 d’entre elles étaient handicapées ou malades et sont pour la plupart mortes de faim dans des hôpitaux psychiatriques.

La dalle apposée sur le parvis des droits de l’Homme au Trocadéro n’est pas à considérer comme une « pièce de musée » mais comme une reconnaissance et une prise de conscience collective de ce qu’ont vécu les plus fragiles. Ce symbole ne situe pas cette histoire à côté de la grande Histoire : il veut, au contraire, l’inclure à l’universel. C’est à chacun de veiller, de résister pour maintenir ou reconquérir une unité de l’humanité.

La pose de cette dalle, reconnaissance publique du gouvernement, est due à l’acharnement du Pr Charles Gardou qui, en 2013, a lancé avec Jean-Marc Maillet-Contoz, directeur du magazine Handirect, une pétition sur Change.org. Celle-ci a été signée par de nombreuses personnalités issues de toutes les sphères de la société française.

Le Pr Charles Gardou a décidé rapidement avec Maryvonne Lyazid, ancienne adjointe du Défenseur des Droits, Régis Guyot, ancien délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, Hélène Delmotte, journaliste, de fonder le Mouvement pour une société inclusive, dont la dénomination même reflète la philosophie qui a guidé l’ensemble de la démarche en lien avec les services de l’Etat. Ce drame, n’était pas voulu ni planifier. Il a été possible du fait des conditions de guerre, mais aussi de la négligence complice de la société française qui a détourné le regard.

Selon le Dr Michaël Guyader, Médecin psychiatre, « Il était impossible de méconnaître l’hécatombe dans la population : 40 000 à 45 000 fous sont morts le plus souvent de faim. Suite à une circulaire du 4 décembre 1942 qui prévoyait l’attribution supplémentaire de denrées contingentées aux malades internés dans les hôpitaux psychiatriques, un Directeur régional de la santé et de l’assistance a répondu à une question sur la répartition de ces rations en ces termes : « vous n’avez qu’à choisir ceux qui valent la peine ».

Sur le texte de la dalle il est inscrit : « Ici, le 10 décembre 2016, la Nation a rendu hommage aux 300 000 victimes civiles de la seconde guerre mondiale en France. 45 000 d’entre elles, fragilisées par la maladie mentale ou le handicap et gravement négligées, sont mortes de dénutrition dans les établissements qui les accueillaient. Leur mémoire nous appelle à construire une société toujours plus respectueuse des droits humains, qui veille fraternellement sur chacun des siens ».

Cet aboutissement fait suite à l’appel national lancé en novembre  2013 par le  Pr Charles Gardou et Jean-Marc Maillet- Contoz sur le site www.change.org et au travail mené par le Mouvement pour une société inclusive.

Regarder la cérémonie dans son ensemble 

 

One Comment

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  1. On ne parle pas des victimes civils de guerre qui sous les bombardements alliés sont restés lourdement handicapées. Ils doivent se débrouiller comme ils peuvent avec leur pension d’invalidé civil de guerre,qui ne couvre même pas leurs frais . Personne ne les represente . Les familles ou se qui l’en reste font ce qu’elles peuvent pour les aider à vivre . J’aimerai aussi qu’on parle d’eux . Combien sont-ils encore à souffrir dans l’indifférence totale.

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