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Handishare primé au Prix Force Femmes de la créatrice 2011

Beaucoup d’émotion jeudi soir sous les dorures du Palais du Luxembourg lors de la remise des trois Prix de la Créatrice, décerné par l’association Force Femmes, spécialisée dans l’accompagnement gratuit des femmes de plus de 45 ans désireuses de retrouver un emploi ou de créer leur activité. Avec Handishare, une entreprise adaptée (plus de 80% de ses salariés sont en situation de handicap) réalisant des prestations de service téléphoniques et de back office auprès des entreprises, Patricia Gros Micol a décroché le 2eme Prix.

En cinq ans, l’association Force Femmes fondée par Véronique Morali et présidée aujourd’hui par Françoise Holder, a accueilli 12 000 femmes dans ses 10 antennes à Paris et en province. Victime de son succès, l’association doit faire face à plus de 300 inscriptions par mois, mais s’astreint à y répondre dans un délai d’un mois et demi maximum. « 30% des candidates ont retrouvé un emploi en 2010, ce qui est bien mais jamais assez, a rappelé Véronique Morali.  800 femmes ont suivi notre formation sur la création d’entreprise, 200 sont allées jusqu’au bout de l’aventure. » « La crise aidant, créer son propre emploi est une porte de secours pour les femmes de plus de 45 ans, victimes d’une double discrimination à l’embauche, a souligné de son côté Françoise Holder. Le Prix de la Créatrice rend hommage à leur ténacité et leur courage ».

Handishare remporte le 2ème prix (7 000 euros)

 

Patricia Gros Micol s’est démarquée avec Handishare, entreprise adaptée (plus de 80% de ses salariés sont en situation de handicap) réalisant des prestations de service téléphoniques et de back office auprès des entreprises. Cette lyonnaise de 47 ans, mère de quatre enfants entre 11 et 21 ans, cumule une expérience professionnelle de 25 ans comme directrice marketing international ou encore directrice générale adjointe dans de grands groupes, et une formidable expérience humanitaire. « En 2006, j’ai mobilisé toute ma famille pour réaliser un livre de photos (Les enfants de l’île rouge, Ed. Stéphane Bachès) en bilingue français/anglais, auto-financé et vendu à plus de 4000 exemplaires ce qui a permis la construction de cinq écoles à Madagascar ». Licenciée il y a un an, cette « battante acharnée » en profite pour développer  sa propre société, avec l’appui de Force Femmes.

 

 

Les autres lauréates

 

1er prix (10 000 euros) : Florence Plouzergue pour Louli Kids & Go, société de location et de livraison de matériel de puériculture pour les parents en visite à Paris. « Je savais depuis toujours que j’avais ça en moi car mon père était commerçant » raconte cette entrepreneuse de 49 ans, mère de deux filles de 9 et 10 ans, ancienne responsable commerciale dans les magasins du Printemps à Paris et ex-enseignante de gestion dans un lycée professionnel. « L’idée m’est venue en 2003 à la suite de plusieurs déplacements entre Paris et le Sud de la France où nous partions avec nos deux petites et tout le nécessaire : lits pliants, poussettes, sièges auto, couches, etc. Je me suis dit qu’il y avait un service à créer pour aider les parents qui visitent la capitale avec leurs jeunes enfants ». Florence attendra néanmoins sept ans avant de concrétiser son projet. Entre temps, elle décroche une maitrise de gestion – à 40 ans et enceinte de son deuxième enfant, puis plus tard, négocie son licenciement pour enfin se lancer. D’abord en couveuse, puis dans une coopérative d’entreprise, avec un passage à Force Femmes où elle trouve des « gens de sa génération » et des formations de mise à niveau informatique bien utiles pour développer son site de e-commerce. 

3ème prix (5 000 euros) : Muriel Berradia pour Nuhanciam, une gamme de cosmétiques pour les femmes à la peau mate, métisse et noire. Cette parisienne d’origine indienne de 47 ans, maman solo de deux garçons de 19 et 22 ans, a travaillé pendant 20 ans comme responsable des achats dans de grands groupes industriels de cosmétiques, avant de démissionner pour monter sa propre société. « Je me sentais bloquée et frustrée en étant salariée. J’avais envie de créer ma propre marque pour des femmes qui comme moi ne trouvaient pas de produits de soin de qualité sur le marché des cosmétiques ethniques ».  L’idée prend forme soutenue par un ex-collègue chimiste. « Aucune banque ne nous a aidés, on y mit toutes nos économies et beaucoup de passion ». Force Femmes dont elle pousse les portes en 2009 lui donne l’assurance nécessaire pour mener son projet jusqu’au bout. Aujourd’hui, Nuhanciam c’est 150 000 euros de chiffre d’affaires et 155 points de vente en France et à l’international dont un référencement en pharmacie.

 

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