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France-Wallonie- Flandres : Programme transfrontalier Interreg IV de “coopération territoriale européenne”

Le programme Interreg IV France-Wallonie-Vlaanderen vise a quatre objectifs majeurs : favoriser le développement économique de la zone par une approche transfrontalière cohérente et intégrée, delopper et promouvoir l’identité du territoire transfrontalier par la culture et le tourisme, renforcer le sentiment d’appartenance à un espace commun en améliorant l’offre et en facilitant l’accès aux services transfrontaliers et dnamiser la gestion commune du territoire par un développement durable, coordonné et intégré du cadre de vie. Le Projet TransFormaTION 2007 – 2012 en fait partie qui veut intégrer des compétences professionnelles pour les personnes en situation de handicap de manière novatrice et prospective sur le bassin de l’emploi transfrontalier . »

La priorité est de favoriser le développement économique de la zone par une approche transfrontalière cohérente et intégrée. ‘objectif opérationnel est de renforcer l’adéquation entre l’offre de formation et les besoins du marché du travail. Le opérateurs partenaires sont lOffice National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ERP Maginot) et le CFRP. Les opérateurs associés sont : FOREM Conseil Tournai, FOREM Conseil Mouscron,
FOREM Formation Tournai, MIRHO Tournai, Maison de l’Emploi Bernissart, les Maisons de l’Emploi de Beloeil, Estaimpuis, Pecq, Celles, Mont de l’Enclus, Leuze-en-Hainaut, Frasnes-lez-Anvaing, Lessines, la FAGERH-France, le PDITH Nord-Valenciennes, le CRP « Le Belloy »-Saint-Omer-en-Chaussée, l’ERP Jean Moulin-Metz, la MDPH Nord et l’AGEFIPH-Lille

Description générale du projet

 

Problématique(s) transfrontalière(s) identifée(s) dans le domaine d’action du projet proposé.

 

Les problématiques présentées ci-dessous sont le résultat des précédentes expériences menées durant INTERREG III dans le champ d’activité qui occupe les deux partenaires que sont l’ERP Maginot et le CFRP de Tournai. Peu nombreuses, elles nous semblent cependant présenter un caractère rédhibitoire tant au développement de la mobilité géographique des usagers accueillis dans nos centres qu’à l’amélioration de l’employabilité dans certains champs d’activité professionnelle.

 

Le critère de reconnaissance de la qualité de Travailleur Handicapé (F) / personne Handicapée (B) est le lieu de résidence.

 

D’une part, dès lors qu’une personne habite d’un côté de la frontière et travaille (ou souhaite se former) de l’autre côté, les aides ou prise en charge liées à la personne ne peuvent être mobilisées puisque sa qualité n’est pas reconnue dans le pays voisin.

 

D’autre part, il y a aujourd’hui des formations dispensées de l’autre côté de la frontière qui n’existent pas dans le premier pays ou qui sont proposées dans une région trop éloignée.

 

Pour faciliter le parcours de reconversion professionnelle, il serait souhaitable que la personne puisse suivre sa formation où elle le souhaite. L’Assurance Maladie (F) ou l’AWIPH (B) prennent en charge le coût de la formation dans le cas d’une reconversion professionnelle d’une personne reconnue TH (F) / PH (B) préconisée par la Commission des Droits et de l’Autonomie (ex COTOREP) ou l’AWIPH pour leurs ressortissants, dans un centre de réadaptation professionnelle du pays d’attache.

 

Dans la continuité de la problématique évoquée ci-dessus et déjà travaillée lors du précédent programme, nous trouvons celle de l’insertion professionnelle. En effet, dans le cadre d’INTERREG III les deux établissements partenaires ont mené une action spécifique qui lui est dédiée sans obtenir cependant les résultats escomptés au départ du projet.

 

La démarche adoptée par l’ERP et le CFRP est celle qui consiste à privilégier le stage à l’étranger. En l’occurrence, dans le cadre de cette perspective, il s’agit d’amorcer in fine une insertion durable dans l’entreprise d’accueil. Dans cette phase, alors que les freins administratifs ne posent ici pas de problème particulier, nous nous heurtons à la réticence des stagiaires qui, souvent déjà peu mobiles sur le territoire national respectif, n’envisagent pas le déplacement de l’autre côté de la frontière. Des mesures incitatives fortes (financières ou autre) permettraient peut-être de lever ce principal frein.

Au-delà des périodes de stage, l’insertion professionnelle à l’étranger reste aussi très marginale parmi les publics accueillis. Outre les règlements des pays respectifs non favorables à l’intégration des salariés handicapés étrangers, il reste une frontière à franchir, immatérielle certes mais bien réelle cependant !

Parallèlement aux obstacles administratifs à surmonter par des modifications réglementaires ou législatives, il n’en demeure pas moins que la mobilité des publics passera par une meilleure connaissance réciproque des territoires et des pays accueillants. Cette méconnaissance – ignorance même pourrait-on dire ! – de la réalité du pays frontalier n’est pas tant un territoire, une réalité géographique à découvrir que des entreprises ou un environnement économique différents à s’approprier. Cela est une réalité qui touche aujourd’hui la quasi-totalité des catégories de population et pas exclusivement celles que nous formons.

Objectifs poursuivis par le projet

Les objectifs du projet sont de plusieurs ordres selon que l’on se situe à un niveau politique ou opérationnel.

 

Il est bien évident que sur le plan général, le projet vise à améliorer la cohésion des populations à un territoire qui ne se limite plus désormais à leur simple appartenance nationale mais bien à une entité transfrontalière régionale que sont la Wallonie et le Nord de la France.

 

Les actions développées viseront à :

 

• Faciliter la mobilité des personnes handicapées de part et d’autre de la frontière tant dans les parcours de formation professionnelle que de l’emploi grâce notamment à l’obtention d’un statut de « personne en situation de handicap » qui soit reconnu à la fois par les institutions françaises et belges ;
• Améliorer l’employabilité des personnes accueillies notamment en proposant une offre intégrée plus large de formation – par des filières novatrices – ou des adaptations particulières des parcours existants en y incluant des modules novateurs au vu de la situation géographique qui est la nôtre, des typologies de publics que nous accueillons et des compétences dont nous disposons ;

• Favoriser l’insertion professionnelle rapide et durable en favorisant l’expérimentation professionnelle durant les formations dans les entreprises étrangères partenaires, mobilisées par la formalisation d’un réseau identifié ;

• Informer de façon ciblée et récurrente les différents acteurs et publics quant aux mesures et actions mises en place. La réalisation d’outils, de supports, de manifestations portés par des équipes et des compétences mobilisées à cet effet sera déterminante.

 

Plus-value transfrontalière globale du projet

Le projet présenté ici fait suite à celui développé dans INTERREG III au cours duquel beaucoup d’activités ont été menées. Pendant ces cinq années durant lesquelles il nous a été donné de rencontrer puis de mobiliser – ou tenter de …- de nombreux partenaires et publics, il est apparu que la dimension transfrontalière – et au-delà celle du territoire européen – si elle était pourtant perçue comme d’actualité en tant que paramètre essentiel dans l’environnement d’aujourd’hui, ne demeurait trop souvent qu’un concept abstrait, lointain et éminemment compliqué à intégrer dans une démarche courante. Pour faire simple : « ces choses-là ne sont pas pour nous ! » pouvait-on comprendre.

 

Il apparaît donc que l’appropriation du sentiment d’appartenance transfrontalière est encore actuellement très peu présente parmi les populations ou les acteurs de terrain sur les champs d’activité qui sont les nôtres, à savoir le monde du handicap face à l’insertion socio-professionnelle transfrontalière en flux partagés.

 

Les objectifs poursuivis par la réalisation des différentes actions doivent concourir en définitive à favoriser une appropriation de la dimension géographique transfrontalière parmi des publics handicapés en difficulté d’insertion sociale professionnelle. Le facteur de proximité que représente le pays voisin – qui est peu ou prou perçu comme connu par les acteurs institutionnels ou usagers concernés par nos actions – est un aspect positif déclencheur d’implication dans une dynamique qui conduit à la pérennisation des comportements sociaux et économiques. A ce titre, l’identité territoriale propre à la frontière franco-belge est l’atout supplémentaire à exploiter.

Mise en œuvre partenariale

 

L’ERP Maginot et le CFRP mobilisent leurs ressources humaines conjointes pour organiser différentes activités concourant à atteindre les objectifs du projet au travers de 4quatre.

 

Au total, ce n’est pas moins de 7 équivalents temps plein (ETP) qui seront mobilisés sur le projet. Ces ETP se répartissent en coordinateur général et d’actions, gestionnaire administratif général et d’actions, formateur techniques et généraux, agent d’intégration et de jobcoaching (suivi et maintien à l’emploi).

L’équipe mixte belgo (4 ETP) française (3 ETP), en fonction des activités à mettre sur pieds prendra ses quartiers à l’ERP ou au CFRP. L’opérateur chef de file donnera le ton et insufflera la dynamique générale aux différents membres… Il assurera la coordination générale et le suivi administratif y afférent. La mise en œuvre à proprement parler prendra son appui sur le versant belge avec des points de chute sur le versant français (ERP et partenaires associés).

 

Pour plus d’informations : www.interreg-fwvl.org

 

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