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Emploi et handicap une vaste enquête quantitative

Handicap et Emploi,  deux personnes en situation de handicap sur trois jugent leur intégration professionnelle facile 

A l’occasion du Salon Handicap, Emploi & Achats Responsables qui aura lieu le 28 mai à Paris, l’agence événementielle agréée entreprise adaptée Inspirience et le cabinet d’études et conseil Occurrence ont mené la première enquête quantitative sur le handicap et l’emploi auprès des personnes en situation de handicap occupant ou ayant occupé un emploi. Une étude menée auprès d’un échantillon de 895 personnes, qui a permis de donner la parole aux principaux intéressés, de recueillir leurs ressentis, leurs perceptions, leurs attentes et d’identifier ainsi ce qui pourrait être pris en compte, développé et optimisé en matière d’inclusion du handicap par les entreprises.
Les personnes en situation de handicap positives vis-à-vis de leur intégration professionnelle.
Les 2/3 des personnes en situation de handicap en emploi jugent leur intégration professionnelle facile ou très facile.
A noter que parmi les sondés évoluant au sein de grandes entreprises, 26% considèrent que leur intégration a été très facile. 78% des interrogés ont fait la démarche d’une reconnaissance professionnelle ou médicale et 66% l’ont obtenue. La RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) est le statut qu’ils ont majoritairement adopté (79%). La moitié d’entre eux indiquent avoir déclaré leur handicap pour bénéficier de l’aménagement d’un environnement de travail adapté, mais aussi parce que c’est un droit (43%) ou parce que c’est normal (35%).
Des sondés qui échangent sur leur handicap avec leur environnement de travail direct
Ceux qui le font en parlent à leurs collègues (72%), leur hiérarchie (70%) et aux acteurs du handicap (68%). On note que seuls 37% des sondés se sont tournés vers leur délégué du personnel pour en parler. Néanmoins, 30% des personnes interrogées ne parlent pas encore de leur handicap au travail. Et c’est d’abord parce qu’elles considèrent que leur handicap n’est pas un sujet d’ordre professionnel (60%), la crainte des effets néfastes sur leur carrière ou leur environnement professionnel étant en réalité plutôt secondaire.   
L’aménagement du poste de travail, 1er des besoins spécifiques. Une prise en compte des besoins réelle mais bien souvent partielle
Un répondant sur deux (47%) a besoin d’aménagements spécifiques liés à son handicap. Un taux qui s’élève à 56 % chez les sondés porteurs d’une RQTH. L’aménagement du poste de travail arrive en tête de classement (68%), loin devant l’aménagement du rythme de travail et des horaires (respectivement 37% et 36%).  73% des sondés estiment globalement que leur entreprise a pris des mesures, bien que majoritairement partielles (41%), pour répondre à ces besoins.
Des individus qui s’inscrivent d’abord dans une démarche de performance et d’amélioration des compétences.
Autres indicateurs positifs de cette étude, dans leur équipe, 86% des sondés se sentent intégrés comme n’importe quel collègue et 80% se sentent reconnus pour leurs Compétences. Le niveau de stress est identique entre les managers de cette enquête et ceux de l’Observatoire Cegos* (65%). Il s’avère cependant plus élevé pour les non managers alors même que leur niveau d’engagement est, quant à lui, supérieur aux standards constatés.  Invités à s’exprimer sur les leviers qu’ils préféreraient voir activés par leur entreprise pour améliorer leur bien-être au travail, les répondants plébiscitent la formation (30%) et la sensibilisation de l’environnement proche (22%), devant les nouveaux aménagements professionnels liés à leur handicap (19%). Enfin, l’environnement professionnel est jugé comme bienveillant pour 39% des répondants, notamment dans les grandes entreprises dans lesquelles ce chiffre atteint 44%.
…mais les entreprises ont encore du chemin à parcourir pour mieux accompagner leur politique handicap et sont attendues sur la concrétisation de leurs engagements

Une perception positive de l’environnement professionnel direct, mais les engagements pris des entreprises déçoivent
Si les répondants sont majoritairement positifs concernant leur environnement et parcours professionnel, ils sont seulement 18% à être très satisfaits des actions menées par leur entreprise en faveur du handicap. De même, seuls 15% sont très satisfaits de la sensibilisation à la prise en compte du handicap de leur ligne hiérarchique. Les conditions de prise en compte du handicap par l’employeur sont de surcroît faiblement ressenties comme très satisfaisantes (entre 16 et 17% selon les critères proposés).
Résultats guère surprenants quand 27% des répondants estiment que les aménagements nécessaires à la prise en compte de leur handicap n’ont pas été mis en place par leur entreprise ou organisation. (Un chiffre à tempérer cependant car la moitié d’entre eux n’a pas fait la démarche d’une reconnaissance professionnelle). Un manque d’accompagnement et une entrave identifiée dans la montée en compétence en management.
Par ailleurs, 2/3 des sondés estiment ne pas être accompagnés dans leur carrière. Un chiffre stupéfiant à l’heure de la GPEC et de la généralisation des politiques handicap.Interrogés sur les trois principales compétences dites transverses qu’ils ont le moins développé pendant leur parcours professionnel, le management arrive en tête pour 31% des répondants. In fine, des collaborateurs en situation de handicap très fortement engagés dans leur travail, mais qui restent peu convaincus de l’engagement de leur entreprise.
A RETENIR
La révolution de l’inclusion est bel et bien en marche  

  • Une expérience de l’intégration positive et une parole globalement libérée sur le handicap en entreprise.
  • Une prise en compte par l’entreprise réelle, bien que souvent partielle, des besoins en aménagements spécifiques.
  • Des personnes inscrites dans une dynamique de performance professionnelle et qui aspirent en priorité à plus de formations.

 Mais il reste encore beaucoup à faire pour les entreprises afin qu’elles portent pleinement leur engagement handicap 

  • Les personnes positives vis-à-vis de leur entourage professionnel direct, mais l’engagement de l’entreprise déçoit.
  • Un manque d’accompagnement et une entrave clairement identifiée dans la montée en compétences managériales.
  • La prise en compte des besoins spécifiques encore partielle et qui améliore insuffisamment le bien-être au travail.

 

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