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Emploi des jeunes en situation de handicap : Rapprochement à Bordeaux

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Bordeaux : Une rencontre pour initier un rapprochement entre la ville et l’APF en vue de favoriser l’emploi des jeunes en situation de handicap

Mylan Douthe, coordinateur de la Commission Nationale Politique Jeunesse d’APF France Handicap a rencontré, le 21 juillet dernier, Olivier Escot adjoint en charge des personnes en situation de handicap, du Maire de Bordeaux, Pierre Hurmic. L’occasion de lui présenter la récente note politique qu’APF France Handicap a sortie sur l’emploi des jeunes, afin de tenter de favoriser l’insertion des jeunes en situation de handicap.

Certes Sophie Cluzel, s’est félicité récemment de la baisse du chômage pour les personnes handicapées, qui est aujourd’hui de 7,5%. Mais il faut absolument tout faire pour maintenir cette dynamique dans les territoires.

APF France Handicap qui œuvre depuis 1933 en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap, a fait de l’emploi, sous l’impulsion de la Commission Nationale Politique Jeunesse une priorité depuis 2019 !

Des freins à l’emploi des jeunes en situation de handicap qui arrivent très tôt

Les jeunes en situation de handicap ont les mêmes aspirations et les mêmes inquiétudes que tous les jeunes. Mais ils se heurtent à un certain nombre d’obstacles liés à la fois à leur jeunesse, mais surtout à leur situation de handicap. Dans l’accès à l’emploi en particulier, les difficultés commencent dès le plus jeune âge. En effet, même si l’éducation tend à être plus inclusive, ils sont très nombreux à avoir subi une scolarité avec des ruptures de parcours et à arriver sur le marché de l’emploi moins diplômés que les autres jeunes. En outre, ils doivent faire face aux réticences des employeurs face au handicap, à un manque d’information et de sensibilisation de ces derniers.

Olivier Escot témoigne : «  Dans l’esprit d’un chef d’entreprise, la Reconnaissance de qualité de travailleur handicapé (RQTH) signifie une productivité moindre, en plus de difficultés administratives » Il poursuit « Aujourd’hui, les jeunes en recherche d’emploi comme les employeurs sont confrontés à une multitude d’interlocuteurs : Pôle Emploi, Cap Emploi, Missions locales… ce qui rend peu lisibles les dispositifs d’aide et d’accompagnement des uns et des autres , De leur côté, les employeurs publics et privés ne connaissent pas toujours les possibilités de prise en charge des travaux d’aménagement des postes de travail, etc. ».

Mylan tient alors à préciser : «  Une personne peut être porteuse d’un handicap, et être in fine plus productive qu’un autre salarié. J’en veux pour preuve une récente étude de France stratégie sur le sujet. Il faut savoir que les associations comme la nôtre peuvent accompagner l’employeur, le renseigner sur les dispositifs qui existent, dans la gestion administrative, mais aussi dans l’intégration du salarié..” Une nécessité si l’on , que les entreprises recrutent avant tout une compétence.

L’organisation du travail qui en découle profite souvent à tous les salariés et amène une autre dynamique au sein des équipes”, assure-t-il. Il en détaille les raisons : “Un jeune en situation de handicap , ne veut pas être réduit à son AAH, il veut réellement travailler , lorsque on lui donne sa chance il s’investit pleinement , car pour lui, c’est une vrai reconnaissance.

Dans l’attente de retombées positives

Celui qui a succéder à Joël Solari dans le fauteuil d’élu a pris face à Mylan un engagement moral et espère des retombées positives à moyen terme. Car au-delà des représentations à faire évoluer, l’insertion par le travail, si elle représente un vrai moteur à l’autonomisation, connaît des freins. Les jeunes – comme les adultes – sont confrontés à une société largement inadaptée aux situations de handicap, à des préjugés, à l’inaccessibilité des locaux de travail, des transports, du logement… et à une compensation des conséquences du handicap encore très insatisfaisante ce qui entravent leur accès à l’emploi.

L’objectif doit être de mettre en place les accompagnements et dispositifs nécessaires afin que ces jeunes n’aillent pas d’échec en échec, qu’ils ne s’épuisent pas, mais se sentent reconnus et valorisés. Dans cette perspective , l’élu de Bordeaux propose un rapprochement entre la maison de l’emploi , les services RH et l’association. En effet il partage la conviction selon laquelle il est nécessaire de travailler à l’établissement d’une coopération entre le monde associatif et les employeurs publics et privés :  il souhaite que les associations deviennent un interlocuteur privilégié afin de sensibiliser aux problématiques des jeunes en situation de handicap.

“Même s’il reste du chemin à faire, l’écoute constructive qui existe autour de ce sujet facilite l’inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap. Il y a de quoi être confiant”, conclut Mylan.

En photo, de gauche à droite : Olivier Escot, adjoint en charge des personnes en situation de handicap du Maire de Bordeaux, et Mylan Douthe, coordinateur de la Commission Nationale Politique Jeunesse d’APF France Handicap.

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