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Domidom : qualité et proximité

 

Handirect : A quand remonte la création de Domidom ?

Damien Cacaret : C’est en 2002, suite à la publication de la loi, que j’ai créé la société. Mon parcours est un peu atypique puisque je suis issu de l’industrie pharmaceutique. Mon associé, par contre, vient des établissements de santé. L’idée, au moment de la création de Domidom, était d’assurer le retour à domicile – avec des services d’aide et d’accompagnement en cas de handicap temporaire ou permanent – de la personne sortie d’établissements hospitaliers.

 

H. : Comment avez-vous développé le réseau ?

D.C. : Nous nous sommes d’abord limités à l’Ile-de-France et nous étions rattachés à certains établissements de santé. Puis nous avons fait l’apprentissage de notre métier en même temps que nous prenions conscience des réalités sur la prise en charge de la dépendance au domicile. La Loi de 2002 a beaucoup joué. En effet, les établissements devaient mettre en place le suivi du patient à sa sortie de l’hôpital et assurer son devenir tout en lui laissant la liberté de choix. C’est dans cette obligation légale que s’est inscrit Domidom au début de son existence.

 

H. : Le plan Borloo a dû influer sur la démarche de l’entreprise ?

D.C. : Avec le Plan Borloo est apparue une prise de conscience plus large des besoins en posant la problématique de la prise en charge des personnes âgées et handicapées. C’est en 2004 que l’on a commencé à sortir de l’offre limitée aux établissements de santé et que nous avons commencé à développer un réseau d’agences de services à domicile. Il y a toujours eu une fibre sociale assez forte chez Domidom.

 

H. : Combien y a-t-il d’agences aujourd’hui ?

D.C. : En 2008, nous avons trente-trois agences* – avec 1 200 salariés pour 900 équivalents temps plein. Douze d’entre elles sont situées en Ile-de-France. Même si nous ouvrons maintenant le réseau à la franchise (droit donné à des entreprises d’utiliser l’enseigne Domidom tout en respectant un cahier des charges rigoureux), nous ne couvrons pas toutes les régions mais, en même temps, nous n’avons pas la prétention d’être « national ». Notre métier est majoritairement urbain avec une présence importante dans des villes comme Lyon, Lille, Bordeaux, Marseille, Nice ou Toulouse. Nous préférons ne pas être présent partout, mais privilégier la qualité et accès à tous des services.

 

H. : Justement, ces services, quels sont-ils ?

D.C. : Nous proposons maintenant la prise en charge de la dépendance, l’entretien de la maison et la garde des enfants. Ce sont tous des métiers connexes au premier service. L’auxiliaire de vie s’occupe plus de la personne que du lieu de vie, nous nous proposons l’entretien de la maison à tous, et donc aussi aux personnes handicapées. Il convient de bien marquer la différence entre ces différents métiers qui peuvent rapidement déborder les uns sur les autres. Il faut établir un cloisonnement sérieux des métiers, et c’est pour garantir ce cloisonnement que l’on effectue des visites qualité et que l’on consulte régulièrement les clients.

 

H. : Comment procédez-vous ?
D.C. : Les responsables d’agences et les coordinateurs se déplacent sur les lieux d’intervention et consultent la personne aidée. L’état de la personne peut évoluer et elle peut avoir des besoins supérieurs à ceux initialement prévu. C’est ce qui arrive aux personnes vieillissantes qui deviennent handicapées. Nous développons donc un créneau spécialisé sur la dépendance et une spécialisation des auxiliaires de vie afin de répondre à l’émergence de pathologies lourdes, de type Alzheimer par exemple. Ainsi, nous pouvons assurer des prestations personnalisées à la personne et au type de dépendance.

 

H. : Comment se passe cette formation ?

D.C. : Nous avons créé l’IPSP (Institut de Formation des Services à la Personne), parce que nous considérons que c’est la première pierre de l’édifice. Nous organisons des stages mais également des formations diplômantes, en interne, et qualifiantes. Les formations diplômantes sont basées sur la prise en charge de pathologies spécifiques. Les formations qualifiantes sont du domaine de la validation des acquis et de l’expérience (VAE)

 

 

Propos recueillis par Serge Mouraret

 

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