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Santé, bien-être et handicap

Bonbons : Pour ou contre les interdire aux enfants ?

Bonbons pour ou contre les interdire aux enfants

Faudrait-il interdire les bonbons aux enfants ?

Par notre partenaire Signes et sens. Le bonbon, comme son nom l’indique, est doublement bon. Outre son goût – qu’apprécient encore les adultes (ne nous voilons pas la face !) –, sa teneur en sucres rapides augmente la sécrétion de sérotonine en réduisant le stress. À l’inverse, certaines études tendraient à montrer que l’abus des colorants et des conservateurs qu’il contient pourrait favoriser l’hyperactivité de nos petites têtes blondes. N’est-il pas alors possible de trouver un juste équilibre entre une stricte interdiction des bonbons et l’absence de limites car il serait tout de même dommage de se couper de l’apport d’une solide tradition en la matière. Décidément, le plaisir a mauvaise presse ! Si l’on en croit les nombreuses mises en garde inquiétantes, les bonbons seraient responsables de bien des maux : caries dentaires, risques d’obésité, de diabète… S’il n’y a pas de fumée sans feu et que les excès en tout genre sont dommageables, pas question pour autant de diaboliser outre mesure ces douceurs qui nous renvoient tous, quoi qu’il en soit, à notre propre enfance…

De l’antique Perse à aujourd’hui
Bien avant l’ère chrétienne, en Perse, la première douceur – secret jalousement gardé – était issue du roseau qui donne du miel sans les abeilles : la canne à sucre. Cependant, Alexandre le Grand – au IVème siècle avant J.C – réussit à découvrir son origine et ramena avec lui ce mystérieux végétal. Ainsi, le pourtour du bassin méditerranéen se couvrit peu à peu de sa culture. Il faudra toutefois attendre les Croisades pour que la canne à sucre se répande dans toute l’Europe, signant les débuts de la confiserie. Au début, fabriquées et vendues très cher par les apothicaires, les sucreries étaient considérées comme des… remèdes ! Ce n’est qu’à partir du XIVème siècle que les fruits confits, nougats, dragées, pralines et autres friandises furent servis en fin de repas, notamment au moment de l’arrivée des Papes à Avignon. Au XVIIème siècle, les confiseurs parisiens créèrent les pastilles et les marrons glacés réservés à une clientèle aisée. La démocratisation du sucre et l’apparition des bonbons eut véritablement lieu au XIXème siècle, grâce à l’utilisation du sucre de betterave. En 1850, à la suite d’une erreur de manipulation, naquit la célèbre et sublime « Bêtise de Cambrai », un bonbon aromatisé à la menthe et rayé de sucre caramélisé, classé depuis 1994 au « Patrimoine culturel immatériel de l’humanité ». Aujourd’hui encore, l’art du bonbon se perpétue et les confiseurs continuent d’en imaginer de nouveaux à partir d’un savoir-faire ancestral.

La modération
Le psychisme de l’enfant – et de l’adulte – fonctionne de manière telle qu’une privation totale de plaisir peut engendrer une frustration conduisant à des excès. Ainsi, un enfant à qui l’on interdit les sucreries n’aura de cesse d’en faire une obsession. Lorsque la vigilance parentale se relâche, à l’occasion de l’anniversaire d’un petit copain de classe par exemple, on le verra se ruer déraisonnablement sur les bonbons. Le pire, c’est qu’il se sentira coupable et que ses excès déclencheront, comme pour se punir, le mal au ventre incontournable. La sagesse veut donc que le bonbon s’inscrive avec modération et cohérence. Il ne s’agit pas qu’il devienne une récompense à une bonne attitude ou à un bon résultat scolaire, auxquels cas l’aspect dressage prévaudrait dangereusement sur la notion d’éducation. Il convient de reconnaître le plaisir gustatif légitime, en expliquant qu’une sucrerie ne constitue pas un aliment à part entière. Là réside l’occasion d’informer, en prenant en compte la maturité psychologique de l’enfant, en quoi consiste une saine hygiène alimentaire. Dans le même ordre d’idées, lui faire prendre conscience de l’intérêt d’un brossage efficace et quotidien des dents le responsabilisera quant aux dégâts éventuels causés sur l’émail par les résidus sucrés.

Des bonbons bio
Devant l’insistance compréhensible des arguments condamnant la présence en masse de colorants chimiques et d’additifs de synthèse dans la fabrication des confiseries industrielles, la filière éco-responsable propose de nos jours une alternative séduisante. Ces bonbons sont composés de miel, de sucre de canne, de pectine de pomme, ainsi que de tout autre ingrédient issu d’une agriculture dépourvue de pesticides. Quant aux arômes fruitiers, ils proviennent d’huiles essentielles. Par ailleurs, la gélatine animale, présente dans les bonbons mous de type nounours, se trouve avantageusement remplacée par de l’agar-agar, un produit gélifiant obtenu à partir d’algues marines. De quoi stopper définitivement, s’il en était besoin, la phobie du bonbon !

François Didot

 

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