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Transports, mobilité et handicap

Automobile et handicap : Bien choisir votre véhicule

Automobile et handicap

Tony Masapollo, directeur de Pimas, fait part de ses conseils en matière d’ automobile et handicap.

« Consultez des équipementiers avant d’acheter votre véhicule » : Tony Masapollo est directeur de Pimas. Société spécialiste de la problématique automobile et handicap, qui aménage les postes de conduite pour des conducteurs en situation de handicap.

Que propose Pimas en matière d’équipements pour les conducteurs en situation de handicap ?
Pimas aménage, installe et adapte les postes de conduite des conducteurs en situation de handicap. Nous proposons trois grands types d’aménagements :

– Des aménagements pour les personnes paraplégiques, ayant un handicap aux deux jambes : Les équipements (commande du frein et de l’accélérateur) sont installés au niveau du volant afin de pouvoir conduire en n’utilisant que les mains. Un dispositif qui est associé à une boîte de vitesse automatique.

– Des aménagements pour les conducteurs hémiplégiques, avec un handicap qui peut toucher un bras et une jambe, ou seulement un membre : On préconise une boîte de vitesse automatique, à laquelle s’ajoute généralement une boule au volant avec un système qui permet d’accéder à toutes les fonctions du véhicule avec une main. Si le conducteur est atteint à une jambe, il est possible d’inverser les pédales.

– Des aménagements pour les personnes tétraplégiques, un handicap qui permet des mouvements de bras mais est souvent associé à un manque de préhension : On préconise un système d’accélérateur-frein « tirer-pousser », où pousser permet de freine et tirer permet d’accélérer. On ajoute une prise au volant, à savoir une boule ou une fourche dans laquelle on enferme la main pour gérer la direction.

Il s’agit là des aménagements standards. Après il peut y avoir des variantes. Par exemple, nous réalisons des adaptations pour les personnes de petite taille. On peut leur proposer une rallonge de pédales par exemple. Par contre pour les personnes très petites (moins d’1m40) il devient nécessaire d’installer de gros équipements, ce qu’on ne fait pas.  De même, certains handicaps très importants vont faire que le conducteur ne pourra pas gérer le volant et aura besoin d’autres adaptations plus approfondies. Pour le moment Pimas a fait le choix de ne pas prendre en charge ces dispositifs qui sont très complexes et coûteux à réaliser. D’autres équipementiers en ont fait leur spécialité. De notre côté nous préférons nous concentrer sur notre offre actuelle autour des standards et continuer à investir dans la qualité, la sécurité et la sûreté.

– En parallèle, nous proposons également différents équipements liés à la conduite : des aides au transfert (sièges pivotants), des systèmes de rangement du fauteuil (coffre aménagé, rail coulissant…). Nous développons aussi une gamme de produits pour les enfants en situation de handicap (sièges, harnais…).

En termes d’ automobile et handicap, nous pouvons actuellement réaliser des aménagements sur une gamme d’environ soixante véhicules.

Quelles sont les particularités de Pimas ?
– Nous menons un très gros travail pour essayer de normaliser toutes les activités de l’entreprise. Ainsi nous essayons en permanence de renforcer nos contacts avec les constructeurs, pour respecter au mieux ce qu’ils ont mis en place. Nous avons notamment passé des accords avec Renault et PSA. Il est important pour nous de savoir ce que l’on peut faire ou non tout en préservant les systèmes de sécurité prévus. Avant tout était électrique, mais aujourd’hui tout passe par ordinateur, tout est codé et les composants sont complexes, d’où l’importance de communiquer avec les constructeurs pour qu’ils nous donnent les clefs de tout cela. Cette recherche permanente pour respecter les véhicules d’origine est une garantie de qualité pour nos clients.

– Nous accordons également beaucoup d’importance à l’assistance dont peuvent avoir besoin nos clients, notamment en cas de panne. C’est d’autant plus compliqué lorsqu’on est en situation de handicap. C’est pourquoi nous leur proposons, en partenariat avec Europe Assistance, un service d’assistance-dépannage valable partout en France.

Comment s’y prendre lorsqu’on souhaite acheter un véhicule adapté ou dans l’idée de le faire adapter ?
– Je conseille de commencer par se renseigner auprès de spécialistes, notamment d’équipementiers. Il faut éviter de faire l’impasse sur cette étape, car le risque est de tomber sur un concessionnaire qui voudra avant tout vendre un véhicule et ne connaîtra pas forcément les contraintes et exigences liées à l’adaptation du poste de conduite. Certaines voitures pourront être adaptées facilement, d’autres pas du tout. Il faut aussi veiller à ce qu’il y ait des espaces suffisants pour les genoux, la tête, le coffre si on compte y ranger le fauteuil. Il est bien sûr préférable de choisir un équipementier de qualité, qualifié et reconnu.

– À partir de là, le conducteur peut lui présenter sa demande et ses besoins. L’équipementier l’orientera alors vers les constructeurs et véhicules sur lesquels il a de l’expérience. Il fera un maquettage pour voir si la demande du conducteur est réalisable. En principe quand on reste dans les standards, presque tout est possible, mais cela peut rester compliqué pour la partie « aide au transfert » si le véhicule choisi ne s’y prête pas.

– Une fois le véhicule acheté, la personne peut revenir vers l’équipementier pour faire réaliser les aménagements. Des aides au financement peuvent être accordées selon chaque situation, via la MDPH pour les personnes qui ne travaillent pas, ou via l’AGEFIPH (salariés) et les SAMETH (demandeurs d’emploi) dans le cadre des aménagements nécessaires d’un poste de travail.

Propos recueillis par Caroline Madeuf

Plus d’infos sur le thème automobile et handicap : www.pimas.fr

 

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