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Alimentation durable : Les modes alimentaires vues par l’Institut Pasteur

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Les modes alimentaires (2ème partie) : L’alimentation durable

Par l’Institut Pasteur.
Définition
L’alimentation durable réfère à des pratiques et des choix alimentaires qui respectent une série de critères :

  • Environnementaux (économie d’énergie, préservation de la biodiversité…),
  • Éthiques (accessibilité pour tous à une nourriture de qualité, rémunération équitable des producteurs, respect des animaux…)
  • De santé (alimentation saine et équilibrée)

Barbara Redlingshöfer, 2006
En d’autres termes, on privilégiera des produits locaux et de saison, issus de l’agriculture biologique, peu emballés et/ou pour lesquels le producteur perçoit une rémunération équitable.
Des produits locaux et de saison
Un aliment produit à proximité nécessitera moins d’énergie qu’un autre cultivé à l’autre bout de la planète
Un aliment de saison demandera moins d’énergie qu’un autre cultivé hors saison dans des serres chauffées
L’alimentation bio, durable par définition
Les produits issus de l’agriculture biologique garantissent un mode de production sans engrais chimiques ni pesticides de synthèse.
C’est important d’un point de vue environnemental : air, nappes d’eau potable…)
Les produits issus de l’agriculture biologique répondent à un cahier des charges officiel Européen
Par contre, l’alimentation bio n’est pas durable quand elle est produite à l’autre bout de la planète, ou quand ce sont des produits hors saison
Quels sont les bénéfices du bio ?

  • Protection des sols, des nappes phréatiques, de l’air
  • Meilleure qualité gustative
  • Meilleure qualité nutritionnelle ? Les différences sont minimes en ce qui concerne les macros nutriments (protides, lipides, glucides) mais sont réelles, quoique faibles, pour ce qui concerne les minéraux, les vitamines et donc les antioxydants
  • Meilleure pour la santé ? Une étude épidémiologique menée par une équipe de l’Inra, Inserm, Université Paris 13, CNAM, publiée dans le JAMA Internal Medicinele 22 octobre 2018, grâce à l’analyse d’un échantillon de 68 946 participants de la cohorte NutriNet-Santé suggère que la consommation de produits bio pourrait réduire le risque de lymphome. Mais une autre étude britannique, plus vaste, ne l’a pas montré. Des travaux complémentaires sont toutefois nécessaires pour la mise en place des mesures de santé publique adaptées et ciblées.

Bémols :

  • Ne vient pas toujours de France
  • 25 à 30% est importé, d’autres pays d’Europe mais aussi de plus loin Argentine, Israël, Nouvelle Zélande
  • Un taux d’importation qui atteint 75% pour les jus de fruits, 60% pour les fruits et légumes et les produits d’épicerie sèche

Moins de viande, plus de légumes
Un certain nombre de français (20% environ) mange trop de viande (plus de 70g de viande rouge par jour)
Or l’élevage contribue à l’effet de serre (même si le pâturage en stockant le carbone, a des effets favorables sur l’environnement
Mieux vaut réduire cette consommation et alterner viandes rouges et blanches, poissons, œufs, fromages et protéines végétales (soja, pois chiches, lentilles…)
En outre, les légumineuses apportent de l’azote dans le sol.
Quel type d’emballage préférer ?
Privilégier les aliments :

  • En vrac,
  • En grand conditionnement
  • Emballés avec des emballages recyclables et/ou réutilisables

Le gaspillage
Quel que soit l’aliment et la façon dont il a été produit, quoi de moins durable que de gaspiller de la nourriture ?
On estime à 30kg la quantité de nourriture jetée par personne et par an :

  • 13kg de déchets (épluchures, os…)
  • 7kg de nourriture encore emballée

Alors que beaucoup d’aliments sont encore consommables une fois la date dépassée.
Des aliments issus du commerce équitable
La consommation durable passe également par des produits issus du commerce équitable, qui rémunère le producteur de manière juste tout en étant attentif à l’environnement lors de la production.
Les produits leur sont achetés à un prix minimum garanti pour les protéger des fluctuations des cours mondiaux
Il veille aussi au respect de leurs droits sociaux.
Béatrice Dalle, diététicienne
Service Nutrition & Activité Physique
Institut Pasteur de Lille

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