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Aidants et handicap

Retraite des aidants: Et si vous sollicitiez votre complémentaire retraite?

Retraite des aidants: Aidants familiaux, avez-vous pensé à solliciter votre complémentaire retraite ? 

Et peut-être faut-il associer d’emblée une autre question : connaissez-vous les organismes qui gèrent vos cotisations ?

Par Catherine Sanchès. En France, le système des retraites s’est organisé en fonction de l’activité professionnelle. De même pour la retraite des aidants. Les principaux régimes de base sont  l’Assurance retraite (CNAV, CARSAT, CGSS, CSS) pour les salariés du privé ; la MSA (Mutualité sociale Agricole) pour les salariés de l’agriculture ou les exploitants agricoles ; le RSI (Régime social des indépendants) pour les artisans et les commerçants.

La retraite complémentaire, quant à elle, est une retraite qui complète la retraite de base. Les salariés non titulaires de la fonction publique cotisent à l’Ircantec. Les salariés du privé cotisent auprès d’un organisme membre de l’ARRCO*. Les salariés considérés comme cadres dans le secteur privé cotisent en plus à un organisme membre de l’AGIRC**.

Humanis, AG2R La Mondiale, Klesia, Pro BTP, Malakoff Mederic… Autant de noms que vantent les publicités… Ce qui est méconnu, c’est que ces organismes ont développé une politique d’action sociale. Ils proposent aussi bien des actions collectives que des réponses individuelles. Lors d’un précédent article, nous avions évoqué le dispositif « Sortir + ». Cette initiative s’adresse aux personnes de plus de 80 ans qui vivent chez elles mais sont confrontées à l’isolement. Elles peuvent bénéficier d’un CESU (chèque emploi service universel) préfinancé et nominatif pour financer une prestation d’accompagnement, voire de transport.

Mais pas besoin d’être très âgé pour se sentir concerné. Et surtout, ces organismes peuvent être sollicités sans attendre d’être à la retraite. Ils concernent les « actifs » ! Il existe des engagements variés comme pour le retour à l’emploi des actifs les plus fragiles, donner les clés du bien vieillir, aider les aidants familiaux, accompagner le grand âge en perte d’autonomie.

Premier exemple : les centres de prévention Bien vieillir AGIRC-ARRCO

17 centres sont ouverts à toute personne âgée de 50 ans et plus, active ou retraitée, et à son conjoint, relevant des régimes de retraite Agirc et Arrco. Vous avez la possibilité de faire un bilan préventif personnalisé et de suivre un parcours de prévention. Cette initiative comporte :

  • Un bilan médical avec un médecin gériatre : recueil des données sur les traitements suivis, l’état des vaccinations, analyse des facteurs de risques, l’hygiène de vie et réalisation d’un examen clinique.
  • Un bilan social (habitudes de vie, l’environnement…).
  • Un bilan avec un psychologue. Au cours d’un entretien sont évoqués le vécu affectif et relationnel de la personne, l’existence de projets… Le psychologue peut, si nécessaire, faire réaliser un bilan mémoire.

Pour ce bilan, une participation de 15 €  est demandée (avec possibilité de prise en charge pour les personnes non imposables). Une fois le bilan global établi, une ordonnance de prévention est délivrée comportant des conseils et des incitations à suivre certains ateliers ou activités. En fonction de ces recommandations, la personne s’engage dans un cycle d’ateliers (mémoire…) ou d’activités pour le mieux-être (gymnastique douce…). Des conférences thématiques sont également organisées.

Pour en savoir plus : http://www.agircarrco-actionsociale.fr/donner/les-centres-de-prevention-bien-vieillir-agirc-arrco/

Deuxième exemple : si votre proche âgé, de plus de 60 ans, est en difficulté mais qu’il n’est pas éligible à l’APA, ne renoncez pas à faire d’autres démarches !

Vous pouvez solliciter et bénéficier des aides de caisses de retraite destinées à le soutenir dans la vie quotidienne. En fonction des fragilités et des ressources, ils peuvent intervenir en urgence après une hospitalisation par exemple : aide à domicile (courses, aide au ménage, livraison de repas…), besoin d’une téléassistance, d’aménager votre logement (financement d’aides techniques comme des barres d’appui ou des marches antidérapantes). Et, si vraiment la vie à domicile devenait trop compliquée, les caisses de retraite proposent un accompagnement dans la recherche d’un établissement d’hébergement. Vous trouverez des informations sur les aides possibles et sur les critères d’éligibilité sur les sites internet des organismes dont vous dépendez (en qualité d’aidant) ou celle dont dépend votre proche.

Dernier exemple : les séjours vacances aidé/aidant.

Le programme Seniors en Vacances permet le départ en vacances de personnes âgées en situation de fragilité économique ou sociale en leur proposant des séjours tout compris (hors transport) à un tarif préférentiel. Le programme est mis en œuvre par l’ANCV depuis 2007 avec pour vocation de créer du lien social et rompre la solitude, l’isolement et offrir du bien-être. Ce programme a connu un fort développement en 2016, avec comme effet immédiat, l’utilisation de la totalité des crédits affectés cette année. Victime de son succès, l’ANCV a suspendu le programme à compter du 11 mai 2016. Donc plus possible d’enregistrer de nouveaux séjours pour le moment. Maintenant que vous le savez, informez-vous et restez vigilants pour l’année prochaine !

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