Leclerc autorisé à faire campagne contre le prix des médicaments non remboursés

Les centres Leclerc gagnent de nouveau en appel contre les pharmaciens. Ils peuvent continuer à faire campagne contre le prix des médicaments non remboursés et revendiquer le droit de les vendre dans leurs "espaces santé", a estimé la cour d'appel de Colmar le 30 mars 2010. Celle-ci s'est fondée sur le droit à la liberté d'expression.
Le 21 janvier 2010, Leclerc était condamné à 100 000 euros de dommages et intérêts et à "cesser toute communication publicitaire faisant la promotion de ses produits, de son activité, en utilisant une référence au prix des médicaments distribués en pharmacies". Cette condamnation faisait suite à une plainte déposée par les groupements de pharmaciens Direct Labo et Univers Pharmacie très en colère contre Leclerc. Ils estimaient qu'une vente dans les hypermarchés aurait un impact direct sur la diminution des produits d'automédication en officine, obligeant une partie d'entre elles à mettre la clef sous la porte, notamment les pharmacies rurales.
Vente interdite hors pharmacie
La chaîne d'hypermarchés de Michel-Edouard Leclerc est déjà sortie victorieuse, en appel et en cassation, d'une précédente bataille engagée en 2008 par les pharmaciens contre une campagne qui présentait les médicaments comme des produits de luxe. La législation française interdit toute vente de médicaments, remboursés ou non remboursés, hors des pharmacies. Une législation que Leclerc tente de faire évoluer depuis des années car l'enjeu économique est de taille. En effet, le marché de l'automédication en France progresse.
En 2009, plus d'un médicament sur sept (14,1 %) était vendu en automédication.








