Publicité pour le recrutement de la société Pierre et Vacances
   
Mis à jour le : 08/09/2010

Emploi

Le Club Handi Plus accompagne les entreprises

Samedi 22 novembre 2008

Portrait de Claudette Golfier, club Handi-plus MEDEF du rhôneLe MEDEF est l'une des organisations patronales les plus concernées par l'emploi des personnes handicapées puisque ce sont ses membres qui sont les principaux pourvoyeurs de fonds de l'Agefiph. Tout naturellement donc sont nées des initiatives destinées à favoriser l'emploi des personnes handicapées auprès de ces membres. C'est le cas du Club Handi Plus qui est la mission handicap située dans le Rhône (mais qui est également présente dans d'autres départements) et entièrement financée par l'Agefiph.

Ce club existe depuis une dizaine d'années sur le département, mais ses services se sont uniformisés depuis 3 ans sur l'ensemble de la région Rhône-Alpes. Il répond aux nombreuses questions pratiques des entreprises et veille à mettre à disposition de ses membres les connaissances nécessaires à des échanges très riches.

Claudette Golfier, chargée de mission de ce club, nous parle plus précisément de ses aspects. (Propos recueillis par JMMC)

 

Handirect : quelles sont les missions du club Handi Plus ?

Claudette Golfier : Elles se résument en quelques mots : informer, sensibiliser, conseiller, et faciliter... Avant de développer, je souhaite dire que notre mission est d'accompagner les entreprises, qu'elles soient grandes et petites, dans leur politique d'emploi des personnes handicapées.  Il n'y a pas de concurrence avec d'autres organisations syndicales car nous avons une approche qui nous est propre et qui complète celles sur le marché. Nous nous adressons donc à des entreprises soumises à l'obligation d'embauche comme à celles qui ne le sont pas. Tout comme d'ailleurs aux entreprises qui ont signé un accord. L'intérêt, c'est le partage,  afin que chacun trouve et construise ce qui lui convient le mieux au travers des expériences des autres. La notion de club prend ici toute sa dimension. Dans ce cadre, nous menons des missions d'information inter-entreprise au cours desquelles les entreprises sont informées des détails de la loi et des moyens d'y répondre, mais profitent aussi de événements pour créer des contacts qui vont les aider dans leur nouvelle politique d'embauche.

 

Sur le terrain comment cela se traduit-il ?

C.G. : Nos différentes missions se déclinent soit dans les entreprises, soit dans nos locaux. Tout peut démarrer par une simple rencontre au cours de laquelle je vais donner des détails sur le cadre législatif et les différentes catégories de travailleurs handicapés et aller jusqu'au diagnostic conseil par lequel je vais proposer des actions de progrès pour améliorer la situation de l'entreprise au regard de la loi.

L'information est selon moi essentielle, c'est la première marche vers la réussite. Pour cela, nous proposons à nos membres, dans un premier temps, 3 grandes réunions annuelles qui traitent des thèmes principaux de la politique d'embauche des personnes handicapées. Cette année, nous avons abordé la sous-traitance avec le milieu protégé, puis, dernièrement, les accords d'entreprise. La prochaine réunion portera sur le sport comme vecteur d'intégration professionnelle, car c'est un moyen de changer le regard des entreprises sur les personnes handicapées .Nous voulons associer le handicap à la performance, non pas au sens des Jeux Paralympiques, mais dans les sens du dépassement de soi. Lorsqu'une activité sportive est décrite sur le CV d'un candidat handicapé, il me paraît important de considérer cela de manière très positive.

Mais cela peut s'élargir à d'autres pratiques, qu'elles soient culturelles ou artistiques.

 

Qu'espérez-vous atteindre ?

C. G. : Nous voulons lever les freins à l'embauche car, très souvent, les recruteurs, et bien d'autres aussi, considèrent qu'il n'est pas possible qu'une personne handicapée puisse faire telle ou telle chose. Je veux les emmener au-delà des apparences et ouvrir le champ des possibles.

 

Avec combien d'entreprises travaillez-vous ?

C.G. : Nous avons des contacts avec près de 200 entreprises, mais seulement une centaine d'entre elles participe de manière plus ou moins régulière aux réunions. 

J'essaie d'identifier parmi elles celles qui forment le noyau dur, afin de profiter et de faire profiter au mieux de leur expérience. Parallèlement, je suis en train de mettre en place un annuaire des ces entreprises, afin de leur permettre de communiquer entre elles et ainsi d'être plus autonomes dans le développement de leur politique.

Je constate que, dans les entreprises, tout peut changer très vite en fonction d'une personne à l'autre. Un responsable peut changer du jour au lendemain toute la politique au sujet des personnes handicapées.

 

Proposez-vous des formations aux entreprises ?

C.G. : Oui, nous avons deux niveaux de formation : le premier module, c'est la sensibilisation aux handicaps, et  le second concerne la formation du référent handicap dans l'entreprise.

Il est important de préciser que ces formations s'adaptent à la réalité de chaque entreprise en fonction de ses paramètres, qu'ils soient économiques, humains ou financiers. Ce ne sont pas des exposés magistraux, car leur objectif est avant tout de faire réagir les participants sur leurs préjugés et leurs peurs à propos du handicap. Chacun doit dire ce qu'il pense de tout cela, c'est très important.

 

Quel constat faites-vous de la situation actuelle dans les entreprises que vous connaissez ?

C.G. : Je constate clairement que, dans le Rhône, la loi de 2005 a fait bouger  les entreprises. Ce sont elles qui m'appellent, je ne fais aucune prospection ; c'est un signe fort. Je n'ai donc plus à convaincre. La plupart du temps, même si elles sont motivées, les entreprises ne savent pas comment s'y prendre. La situation reste complexe, les acteurs de l'insertion professionnelle sont nombreux et la loi est compliquée. Il ne suffit donc pas de vouloir pour pouvoir. Le cheminement est souvent long et difficile et il faut quelquefois refaire plusieurs fois le chemin pour arriver au succès. Je constate aussi que certaines entreprise se débrouillent seules avec un certain succès mais, avec notre aide, elles peuvent être encore plus performantes.

Je suis toujours à la recherche de nouvelles solutions pour aider les entreprises.

 

Quels sont les facteurs d'échec des entreprises ?

C.G. : Le problème de la plupart des entreprises est que lorsqu'elles cherchent quelqu'un, c'est pout le lendemain. Or, dans le domaine du handicap, ce n'est que très rarement possible. Il est encore plus important ici qu'ailleurs d'anticiper et avoir préparé le terrain. C'est aussi notre rôle de les accompagner à ce moment. Ensuite, il faut se mettre en capacité d'accueillir des personnes handicapées et c'est un travail de longue haleine, car il faut beaucoup de sensibilisation. Les résultats n'arrivent pas en 3 mois, il faut « s'accrocher ». C'est souvent après quelques échecs que les entreprises se posent les bonnes questions et acceptent de remettre en question leur protocole de recrutement et mettre à la corbeille leurs tabous.

Quels autres types d'action menez-vous ?

C.G. : Je fais beaucoup de communication pour aider les entreprises et leur permettre de mieux faire les choses. Je prône aussi les projets collectifs, car réunir des entreprises qui ont un même besoin et leur permettre de rencontrer les acteurs qui peuvent répondre à leurs attentes est un vecteur pour aboutir à des placements durables dans l'entreprise.

 Nous avons notamment, avec un groupe scolaire spécialisé auprès des personnes malvoyantes et aveugles, mis en place des contrats d'alternance destinés à faire évoluer les possibilités de postes offerts à ces personnes. Il faut sortir les personnes malvoyantes de la filière kiné ou standardiste et leur proposer de nouveaux métiers. Avec le secteur bancaire, nous avons aussi beaucoup travaillé et celui-ci a beaucoup évolué dans son approche du recrutement des travailleurs handicapés. Notamment en abaissant les critères de recrutement. C'est l'une des voies à suivre pour ouvrir encore plus le monde de l'entreprise aux personnes handicapées.

 

Club Handi plus

MEDEF Rhône-Alpes - 60 Ave Jean Mermoz - 69008 LYON

Tél. : 04 78 77 07 72

 

 

 

 

 

 

 

Retour


Lire les archives

Haut de page
Salon de recrutement APEC à Lille le 24 septembre
Tout l'agenda

Agenda

18 novembre 2010
Forum du Handicap, un salon pour mieux vivre ensemble. A l’occasion de la semaine pour l’emploi des personnes en situation de handicap, le C.C.A.S de Besançon se mobilise. Cette manifestation, ouverte à tous, matérialise la préoccupation de nombreux citoyens, pour changer le regard sur le handicap. A cette occasion, trois espaces thématiques seront aménagés au sein du palais des sports : le village emploi/formation, le village handisport, le village vie quotidienne
16 septembre 2010
Jeudi 16 septembre de 8h30 à 12h30 à l’Hôtel du Département à Nanterre (Hauts-de-Seine), Patrick Devedjian, ministre auprès du Premier ministre, chargé de la mise en œuvre du plan de relance, président du Conseil général des Hauts-de-Seine, et Marie-Cécile Ménard, conseiller général des Hauts-de-Seine délégué aux personnes âgées et handicapées, invitent les professionnels de la gérontologie (travailleurs sociaux, auxiliaires de vie sociale, aides à domicile, infirmiers, médecins, personnel de CLIC…) à assister au colloque sur la maladie d’Alzheimer « Accompagner », animé par Hélène Kerhervé, docteur en psychologie et formatrice.
25, 26 & 27 novembre 2010
La 4e édition du Salon des services à la personne ouvrira donc ses portes les 25, 26 & 27 novembre à Paris. Ce rendez-vous annuel permettra pendant 3 jours aux particuliers de s’informer sur leurs droits et devoirs, de bénéficier d’offres promotionnelles, de rencontrer des prestataires de services, de comparer leurs offres et de trouver la perle rare !
23 septembre 2010
Lille. Aventure & Partage et Michel Boujenah s’unissent pour un événement d’un nouveau genre et pour proposer une soirée riche en moments forts. Cet événement de soutien au handicap commencera par un grand rendez-vous devant la gare Lille Flandres à 18h : une première marche symbolique jusqu’au Zénith ponctuée de 7 temps artistiques en tout genre promettant un moment festif qui marquera les esprits.

E-Newsletter

Restez connectés

Handirect sur mySpace
www.myspace.com/handirect
Handirect sur Facebook
www.facebook.com
Handirect sur Twitter
www.twitter.com/handirect
abonnements achat à l'unité
Salon de recrutement APEC à Marselle le 14 septembre
Handirect • Service abonnement • 5, rue de la Claire - 69009 Lyon